Archives pour la catégorie Jeux de mots

La grande demande

Par un soir d’été
Je lui avais demandé
Et sans même hésiter
Elle m’avait répondu « O.K. »

Après sa confirmation
J’avais pris les Informations
Pour la préparation
De faire dans ma vie, ce grand bond.

Je devais y trouver
Un endroit pour où loger
Pour commencer
Une place pour me reposer.

Des dépenses imprévues
Si inattendues
Qu’un emprunt, il a fallu
Pour couvrir ces encourues.

De son côté
Plusieurs boîtes empilées
Prêtent à être déménagées
Car bientôt dans un nouveau nid, elle devra aménager.

Les amis et la famille l’avaient assisté
Pour sa nouvelle vie qu’elle allait embrasser
Mais malgré, à tous les jours travailler
En attendant cette date pour y être convoquée.

Pas d’invités, ça sera mieux
Et beaucoup moins dispendieux
Surtout pour à cette vie, faire nos adieux
Devant le juge, nous serons que nous deux.

Enfin les papiers
étaient enfin arrivés
Pour nous annoncer
Le jour qu’ils faillaient s’y présenter.

Arrivé au palais de justice
Seul sans ma complice
Je me souhaitais bonne chance avec mes doigts en X
Je revoyais tout dans ma tête comme un scénariste.

En retard un peu elle arriva
Avec nos pas pressants, on se dépêcha
Arrivé dans la grande salle on remarqua
Qu’il y avait beaucoup de gens qu’on ne connaissait pas.

Le juge par nos noms devant lui nous invitant
À signer ces fameux documents
Mais seulement
Si tous les deux, on était consentant.

Tous les deux à sa demande on avait acquiescé
Et les papiers
Au bas de la page bien signé
Pour ensuite avec son sceau, bien la marquer.

Il prit la parole et dit
« Devant ces témoins présents ici,
Je vous déclare divorcer pour la vie
Et bonne chance à vous deux, les amis. »

Ce fût le plus beau jour de ma vie
Et sur ma moto, vers le soleil couchant, je suis parti
Sans regret aucun, ma vie entre mes mains je l’avais repris
Et encore aujourd’hui, à la vie je souris.

Depuis tous les deux, chacun de nos cotés
Nous avons de nouveau retrouvé
Une personne pour nous accompagner
Sur le parcours de nos vies à toujours espérer.

RenayRose

© Copyright 2018. Renay Brousseau, tous droits réservés.

La tentation

Je devais avoir autour de treize ans
Seul avec elle dans un coin, me tenant
J’étais encore une fois hésitant
Mais à la regarder, s’était tentant.

Très près d’elle, j’étais
Même les yeux fermés, je la sentais
Quand vers moi, elle venait
La forme de ses dessins, je remarquais.

Dans ma tête à imaginer
Qu’un jour avec mes doigts, je pourrai
Sur tout son long, la caresser
La langue sur mes lèvres, les humecter.

La tentation en moi augmentait
À chaque fois que je la voyais
Danser en rond sans arrêt
Comme un message qu’elle m’envoyait.

Une autre fois au restaurant
En équilibre sur la table se tenant
Même si cela était tentant
J’étais toujours hésitant.

Mais un soir, seul avec elle sous le pont
J’étais venu à un doigt de perdre la raison
Et dans l’air on pouvait sentir la tension
Que me procurait cette tentation.

Je n’avais pas encore osé
Sur mes lèvres,la poser
Mais du bout de mes doigts, oui je l’avais caressé
Mais de plus en plus, j’étais tenté.

Par un soir d’été
D’un pas enfin décidé
Avec mes doigts pour lentement dézipper
Et enfin de pouvoir la caresser.

La tentation avait ce soir là, gagné
Enfin j’avais trouvé
Comment l’allumer
Car je ne pouvais plus y résister.

Entre mes lèvres enfin y goûter
Pas trop encore habitué
Un peu étourdi que je m’étais retrouvé
Mais avec le temps, ça fini par passer.

Au début de notre relation
Il faillait faire attention
Pour ne pas me faire prendre, comme de raison
Sinon de mes parents, j’aurais eu une bonne leçon.

Je faisais toujours cela en cachette
Et pour moi pas de raison pour que j’arrête
Même durant les soirées frettes
Pour moi elle était toujours prête.

Notre co-habitation dure depuis près de 47 ans
Et aujourd’hui encore c’est gênant
Surtout devant des gens
Qui nous regardent en passant.

D’avec elle, j’essaie de divorcer
Mais la tentation me dit qu’encore avec elle je pourrai
Et la raison me dit, qu’au cimetière sans elle, je me retrouverai
Si cigarette après cigarette, je ne cesse de les allumer.

RenayRose

© Copyright 2018. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Notre première télévision

Seule dans le coin du salon
Elle attirait toute mon attention
De moi le petit garçon
Et du reste de la famille comme de raison.

Debout au garde à vous
Sur ses jambes d’acajou
Avec ses souliers cuivrés
Sur le plancher ciré.

Quand pour la première fois je l’avais allumé
Une petite lueur centrée
Sur son verre fumé
Essayait de m’hypnotiser.

Soudainement enfin
Apparu la tête d’indien
Avec mes grands yeux de petit gamin
C’était le rituel du samedi matin.

La première émission qui jouait
C’était Pépino avec son cheval qui trottait
À chaque semaine c’était
Une nouvelle aventure que je regardais.

La télévision
Toujours dans le coin sans poser de questions
Le samedi soir, mon père regardait son émission
C’était le hockey comme de raison.

Mais le dimanche soir
Toute la famille attendait de voir
Les jeunes talents Catelli et des fois à nous émouvoir
Ça prenait des papiers mouchoirs.

Et que dire de la première télécommande utilisée
Mon père l’appelait, Renay
 »Renay, change le poste de la TV »
 »Renay, le son, va le baisser »

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

À quoi bon aimer…

À quoi bon aimer
Si nous ne savons pas prier
À quoi bon prier
Si nous ne savons pas aimer.

Aimer, c’est donner
Pour mieux partager
Prier, c’est partager
Pour mieux donner.

Tu nous a tous aimé
Et nous avons appris à prier
Tu nous a tous donné
Et nous avons appris à partager.

Renay Brousseau 1982.

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

La soupe de mon grand-père.

L’immense chaudron de mon grand-père
À tous les jours assit sur la chaude cuisinière
Avait souvent vu la grosse cuillère
Plongée dedans, tête première.

De bons légumes frais dans une marmite mélangés au bouillon
Aussi des gros morceaux d’oignons
Et en petits morceaux coupés, des champignons
Accompagnaient les épices tout au long de la cuisson.

À tous les jours et cela sans exception
Que même à partir du perron
Ça sentait déjà bon
C’était l’odeur de la soupe qui lentement cuisait sur le rond.

Pas besoin de frapper à la porte, pour entrer
Il savait que d’une façon, on viendrait pour en manger
Sa table toujours endimanchée

Prête pour accueillir, ses invités.

Elle était toujours parée pour le midi
Avant qu’arrivent de l’école, les petits
Qu’ils n’étaient même pas encore assis
Que déjà ses secrets, dans un bol, leurs étaient servit.

Je crois que c’était sa façon à lui de partager
Ses recettes de soupes personnalisées
De voir qu’on était assit là, pour la savourer
et nous, lui sourire comme pour le remercier.

Du dimanche au samedi
Et pour plus d’une décennie
Mon grand-père, c’était lui
Qui faisait la meilleure soupe, ça je vous le dis.

Des soupes par milliers, il en avait mijoté
Même durant les chauds et humides jours d’étés
Grâce à ses ingrédients si bien sur le tas triés
Acheté à l’épicerie de son quartier.

Ce que je me rappelle le plus de sa cuisine
C’était cette odeur qui parfumait mes narines
Et qui faisait dire à mes babines
Qu’elle était bonne sa soupe, bonté divine.

En cuisinant une soupe à tous les jours
C’était sa façon à lui de nous montrer son amour
à nous tous, assis autour
Le temps, d’un bonjour.

Mon grand-père n’est plus ici
Depuis longtemps, déjà parti
Mais il m’avait légué une chose importante de la vie
C’était de faire de simples choses pour réunir les petits.

Merci grand-père pour ses doux moments
Et d’avoir pris le temps
De nous avoir accueilli, nous tes petits-enfants
Qu’on saura se rappeler au fil des ans.
 
RenayRose
© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Traditions de Pâques.

Au jour de Pâques, disons
Qu’il y’avait quelques traditions
Pour fêter la résurrection
Mais chacun à sa façon.

Quand jeune, j’étais
Privé de bonbons et de chocolat au lait
Pendant quarante jours que je comptais
Enfin en ce jour en manger, je pouvais.

Mais dans plusieurs familles
Une surprise pour les garçons et les filles
Qui avaient été gentils et gentilles
Durant le carême qu’on faisait en famille.

Des lapins en chocolat
Ou des poules grosses comme ca
Qu’en ce jour on étrenna
Et sans arrêt, oui on en mangea.

Cette récompense bien méritée
Après avoir si longtemps jeûné
Sans jamais même un morceau en manger
C’était bon pour la santé
Maintes fois par nos mères répétées.

Il y avait aussi une coutume que certains faisaient
Avant l’aurore se lever, il fallait
Pour aller là, dans un endroit par nos mères gardé secret
Car c’était là, que l’eau de pâques, on la puisait.

C’était un endroit où de l’eau pure
En abondance coulait comme d’une champelure
Les pots on les remplissait sans trop prendre de mesure
Le soleil presqu’à l’horizon, les remplir à toute allure.

L’eau de Pâques était une belle tradition
Qui avait perduré plusieurs générations
Et même quand j’étais un petit garçon
Avec ma mère j’y allais comme de raison.

Pour ces gens, cette eau miraculeuse, elle était
Des maux, elle guérissait
Naturellement seulement si on y croyait
Même le prête avec, nous bénissait.

Je me rappelle encore de deux endroits
Que j’étais allé parfois
Sur un chemin on tournait à gauche à la croix
Et l’autre pas trop loin de chez moi.

Mais le plus beau souvenir
Qui encore me fait sourire
C’était la fois ou mon père sans un mot me dire
Me remit deux lapins en chocolat pour me faire plaisir.

J’en avais mangé
Une partie dans la matinée
Et une autre durant la journée
Et même un autre morceau dans la soirée.

Mais personne ne m’avait dit à moi le petit garçon
Que si j’en mangeais comme un cochon
Que durant la nuit une indigestion je ferais comme de raison.
Ça n’était pas grave car malgré, s’était si bon.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

L’ÉPICERIE

Simplicité ou complexité

Choix logique ou non…

Il fut un temps et cela pas si lointain ou choisir n’était pas du tout mais du tout compliqué. Mais de nos jours il faut presque un cours pour savoir comment choisir ou encore quoi choisir tellement qu’il y’a des choix mais pas toujours logique et de nos jours il semble que tout ce qui n’est pas logique semble plaire…on n’a pas le choix.

Déjà une mère pouvait dire à son enfant de 6 ans va au magasin et achète une boite de Kotex…je sais que c’est le nom d’une compagnie…mais essayé aujourd’hui de demandé la même chose, d’avance je vous dis que c’est une mission impossible. Avez-vous remarqué l’allée ou se trouvent les serviettes sanitaires? Une étagère et une autre et une autre… et ensuite les étagères de tampons. Même une dame intelligente ne peut acheter en dedans de 5 minutes, car il y’a trop de choix…

Essayer juste de faire un achat de brosse à dents, même moi je n’y parviens presque pas. De toutes les couleurs, douce, medium et dur, électriques ou pas, rigide ou flexible, en paquet de 2 ou 3 ou 4 ou 6 ou juste une.. S’en est rendu qu’à chaque fois je ris de l’imbécilité des gens qui nous proposent ces choix ou qui nous imposent leurs panoplies de choix ridicules.

Et des exemples en voici et en voilà : papier mouchoir, petite ou grande boîte, seule ou en paquet de 2 ou 4 ou 6 ou 12 ou 24 ou en petits paquet pour mettre dans notre poche etc.

Papier de toilette, en paquet de 2 ou 4 ou 10 ou 24 ou 48 ou 72 doux ou un peu plus doux ou très doux, 240 feuilles ou 480 ou 540. Des feuilles simples ou doubles. Mais crime vous n’avez pas compris s’est juste pour se torcher et pour ensuite flusher…. C’est pour enlever la marde, criss y’a des gens qui prennent plus soin de leur cul que de leur enfants… En plus il y’a ceux qui capote sur la peur d’en manquer, chéri achète du papier de toilette il n’en reste que 17 rouleaux et n’oublie c’est celui qui a un petit minou et en passant il est en spécial à tel endroit sinon à l’autre magasin… Et le bon conjoint vas y aller dépenser $ 5.00 de gaz pour économiser .50$ mais sa femme va être contente mais trompe toi pas de sorte, ton chien est mort.

Savon à vaisselle, petite ou grande bouteille et de quelles couleurs? Et de quelles odeurs? 1 ou 2, cela dépend des spéciaux et non plus de ton budget.

Savon à main en barre.2 ou 4 ou 6 ou 12 ou 24 ou 48 ou 60 petites ou grandes? Senteur nature, herbe et quelles couleurs?

Et je pourrai continuer comme cela presqu’à l’infini car ici je ne parle même pas de la crème à barbe, du dentifrice, des savons pour le corps, des parfums mais le plus drôle et qui me confirme encore et encore la stupidité grandissante de cette génération de découvreur en marketing et qui en plus se croit très utiles dans le quotidien et pour le libre choix, mais criss on est entrain de virer tous fous avec vos niaiseries de nous forcer à choisir en ceci et cela et cela et cela et cela, mais le plus drôle et qui les bat tous je crois c’est la section des shampoing.  Essayer et je vous mets au défit de trouver un shampoing en dedans de 10 minutes et on fini par en prendre une bouteille parce qu’ on est juste tanné soit de ne pas savoir laquelle prendre ou de penser qu’il n’y a que nous qui ne savons pas quelle choisir? Non, non et non on a tous le même problème…

Il n’y a pas assez de mémoire sur mon ordi pour tout énumérer ce qui concerne les shampoings mais essayons…

Petites ou grosses ou énormes bouteilles ou bouteilles de voyages? Bouteilles pour accrocher ou pour déposer sur le bord du bain? Quelles couleurs et quelle senteur? Pour cheveux frisés ou cheveux raide?  Pour cheveux fin ou cheveux gras?  Avec des vitamines ou pas? Pour les cheveux de couleurs naturels ou pour les cheveux teindus?  Pour les bébés ou enfants ou adultes? Pour cheveux courts ou longs? Avec revitalisant ou pas? En pus des centaines de marques il y’a en plus les marques maisons ou les sans noms. Quelles saveurs aimeriez-vous? Fraise ou framboise, cerise ou nature, caramel ou aux œufs ou à la bière? Mais calvince veut  juste du shampoing pour me laver mes cheveux sales? Voulez-vous le spécial de la semaine, oh zut y’en a plus et on cherche encore et encore et la quand vous avez trouvé et que vous l’avez utilisé et même si vous avez inscrit le nom sur un papier pour aller en acheter une autre bouteille, surprise il n’y a plus cette marque et on recommence encore et encore.

Juste la section des œufs il y’en a assez pour battre un record Guinness si on faisait une omelette. Des numéros 1 ou 2 ou 3? Petits, moyens ou gros ou x-gros? Blanc ou brun?  Des œufs de poules ou d’autruches ou de cailles ou autres? En paquet de 6 ou 12 ou 18 ou 24? Des œufs pondus avec des poules qui ont mangées des graines nature ou les poules modernes?

C’est rendu que c’est même compliqué pour acheter des bananes, oui j’ai bien dit des bananes..Petites, moyennes ou grosses, jaune ou verte ? Individuelles ou en paquet de 2 à 12?  Même un singe tomberait sur le dos.Et c’est comme ça même pour les pommes et les patates et pleins d’autres…

Tout cela pour vous dire que dans mon temps un enfant avec une liste que sa mère lui donnait pouvait par lui-même faire l’épicerie car dans ce temps-là à l’épicerie de monsieur y’avait de tout et ce qu’on avait de besoin pas PLUS.

Mères d’aujourd’hui si vous voulez punir un enfant et cela de n’importe qu’elle âge donner lui la liste d’épicerie et débarquer le à l’épicerie qui est à la mode vous savez celle qui a des milliers de milliers de pieds carrés et laissez le là et vous aurez toute la liberté de vous reposez enfin,,,mais un conseil avant que je termine fermé votre cellulaire car vous risqué de recevoir environ 1000 textes messages surtout si vous n’avez pas spécifié, la couleur, la grosseur, la quantité etc.…

Dans tout cela quand on a fini par tout choisir maintenant il faut payer avec la carte de guichet ou la carte de crédit? Avez-vous telle ou telle carte de points? Des sacs de papiers ou de plastique? Et n’oublier pas votre n.i.p. celui-là ou celui-ci? Quelle banque? Et en sortant il y’ l’équipe de balle de la ville et un handicapé qui demande de l’argent à qui donner? Après 2 heures enfin l’épicerie est terminée maintenant allons à la pharmacie….

Bonne épicerie

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.