Ne jamais, les oublier.

Durant ces jours de guerre sombres.

Sortaient des ombres

Ces femmes en nombre

Présentent même dans les pénombres.

 

Même sous les sifflements des bombes

Parmi les hécatombes

À la hauteur du mérite qui les incombe

Vêtu de blanc comme des colombes.

 

Malgré elles, de ces guerres, prisonnières

Souvent laissé du front, en arrière

Ces anges de lumières

Comme un baume sur cette misère.

 

Aux seconds rangs, relégués

Mais jamais, de nos mémoires, oubliés

Que sans ces femmes, de leurs vies sacrifiées

À tout jamais serait perdue, notre liberté.

 

De courages et de volontés

Dans leurs cœurs habitaient la fierté

À nos boutonnières pour nous rappeler

Pour au moins, les remercier.

 

Comme les combattants

Derrière elles, laissant

Par amour, leurs parents

Des frères et sœurs pour un moment.

 

De ces corps dans les champs jonchés

Par les armes, blessées

Ces femmes de bonté

Les corps, les soigner.

 

Elles étaient les héritières

De ses hommes en civières

Parfois les dernières

À leur fermer les paupières.

 

Pour ces femmes, aux frontières

De ces guerres

Ou, celles laissées derrière

À se battre contre la misère.

 

Elles ont donné

Corps et âmes sans rien en retour demandé

Pour un instant, leur accorder

Un moment de silence, pour les remercier.

 

RenayRose

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