Mon premier radeau.

Près de la rivière des Peupliers
Il y avait des faux-trempes en bonne quantité
Sur la rivière en serpentin, on voulait y voguer
Pour naturellement, s’y aventurer.

Comme nous étions encore dans nos idées, enfantin
Sur la glaise on avait fait un dessin
D’un radeau pour aller au loin
À l’aventure car c’était notre première idée du matin.

Moi et mon ami, chez nous nous sommes allés
Pour trouver les outils et accessoires pour le fabriquer
Une scie, un marteau et des clous tous rouilles
Ainsi qu’une feuille de plywood pas mal maganée.

Ces arbres, des géants, qu’ils étaient
C’était à l’ombre de leurs feuillages qu’on le ferait
D’en avant en arrière le sciotte voyageait
Pendant que nous à grosse goutte on suait.

Dans le milieu de l’après-midi
Enfin on l’entendit
Gémir comme une bête dans le piège de la scie
Et du creux de l’arbre son dernier souffle, on l’étendit.

Le tronc sur la rive
Des feuillages à la dérive
Avec l’heure déjà tardive
Dans nos corps de jeunesse, une journée plutôt active.

Notre projet, demain on le continuera.
Quand le lendemain j’étais arrivé, mon ami y était déjà
Des longueurs encore et encore, on en scia
Quatre morceaux de 10 pieds, qu’on mesura.

Ensemble on les attacha
La feuille de bois, on la cloua
Et même si très fort le radeau on le poussa
Vers la rivière pour y aller, il ne voulait pas.

C’est du renfort que ça prend
Alors à Ghislain on demanda car lui, il était grand
Et même avec des Ho Hisse et des élans
Le radeau en peuplier était comme un socle de ciment.

D’autres jeunes étaient venus pour nous voir
Avec eux je me suis dis,  »enfin on va pouvoir
Le mettre à l’eau avant ce soir »
Après quelques efforts, on avait tous crié  »victoire ».

Éphémère que ça avait été
Car à l’eau il n’avait pas longtemps flotté
Peu de temps après, il commença déjà à couler
Là, notre tête on se l’était sérieusement gratté.

Les autres avaient bien rient de nous
Les deux flans mous
Un peu découragé, la tête basse on retournait chez nous
Et à mon père je lui avais conté, l’histoire jusqu’au bout.

C’est là qu’il m’avait expliqué
Que les peupliers
D’eau bord en bord étaient imbibés
s’était le pourquoi qu’au fond il avait coulé.

Après toutes ces difficultés
Pour rien en résulter
Nous, on voulait juste sur l’eau voyager
Avec une autre essence, il fallait tout recommencer.

Près de la rivière à côté de chez Todd
Deux gamins avec leurs méthodes
Qui étaient passé mode
Se sont fait des signes avec leurs mains comme des codes.

Cela voulait tout simplement dire,  »bye mon ami »
Et ensemble on avait rit
De l’aventure de cet après-midi
Mais demain, on fera autres choses, qu’on s’était promis.

RenayRose
© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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