L’enfant déraciné

Extirpé de sa terre ancestrale
Traité comme un animal
Déraciné, Ici en dedans, little John avait mal
L’histoire se répéta à chacune des escales.

On lui disait que c’était pour son bien
Amené loin, oui très loin des siens
Sans âmes, que disaient les ogres-chrétiens
En les malmenant pour des riens.

Par train ou par avion
Voir ses terres familiales disparaître de l’horizon
Derniers souvenirs avant la soumission
Lui faire oublier avec le bâton.

Les ogres de noir habillés
Son enfance, lui dérober
Comme pénitence, le tenir éloigné
Son innocence, par les jugements, érodée.

Quand les nuits sournoisement, arrivaient
Et que des ombres de leurs pattes sur lui, s’abattaient
Figé dans son lit pendant que ses larmes criaient
De peur, pas un son de sa bouche, qu’il osait.

Effacer ses mots avec amour, apprit
Avec force qui s’abattait sur lui
Le bâton de l’ogre-pèlerin en frappant, détruisit
Son âme et même son esprit.

Il n’y avait qu’une solution
C’était l’évasion
Car il avait milles raisons
De retourner à sa maison.

Dans les champs détrempés
Little John avec lui-même comme abandonné
Dans ces paysages inconnus, désorienté
Rapidement les ogres-chiens, le retrouver.

Sous les vieilles couvertures de teintes grises
Les ombres de ces ogres de l’église
Le façonnait à leurs guises
À la dure, un octet en sa mémoire apprise.

S’écumait de sa bouche à cause du froid
Du sang qui lui donnait l’effroi
Ni connu d’aujourd’hui, ni d’autrefois
À ses rêves pour s’accrocher, aucunes parois.

Dans un sol de boue presque gelé
Son corps y fut jeté
Sans prière pour l’accompagner
Juste de la terre froide et humide pour le draper.

À la maison, sa mère à espérer
Depuis son départ, le pleurer
Sans nouvelle, au créateur, demander
Sous l’âtre de son aile, au chaud le garder.

Quarante ans de sablier, déjà d’écoulé
Sans jamais avoir oublié
De l’amour en elle galvanisée
Aux entrailles de son cœur arraché.

Le créateur, l’avait écouté
Des griffes de ces ogres-ravisseurs, il l’en avait libéré
Pour près de lui, au chaud le garder
Et depuis, sa maman pour toujours attristé.

Encore et encore malgré
Toujours à espérer
Sans rien en retour demandé
Sauf, contre elle, oui encore un peu, pouvoir le serrer.

RenayRose

© Copyright 2018. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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