Ma première guitare électrique.

Vers mes quinze ans
Avec dans mes poches un peu d’argent
Assez pour réaliser ce rêve d’adolescent.
Et dans ma tête déjà me voyant.

Elle était là, sur l’étagère
Rebelle comme moi, elle avait l’air
J’étais sûr, qu’elle ferait l’affaire
Et qu’une fois apprivoisée, davantage, elle va me plaire.

Son corps de couleur rouge feu
Avait comme hypnotisé mes yeux
Que déjà je voyais qu’on ne ferait qu’un, nous deux
Convaincu que pour moi, s’était ce qu’il y avait de mieux.

Pour accompagner mon apprentissage
Un amplificateur pour un parfait métissage
Convaincue qu’à nos trois on ferait un beau ménage
Dans ma vie d’ado, malheureusement, ils n’étaient que de passage.

Six clés argentés
Pour mieux accorder
Ces petits câbles d’acier
Aux sillets bien ancrés.

Du manche de gauche à droite
En pinçant les cordes sur les frètes
Avec ma main encore maladroite
Trop nerveux, elle était souvent moite.

Des heures à pratiquer
Des jours à essayer
Dans ma tête à essayer, d’enregistrer
Une chanson que j’aurais aimé jouer.

‘’Les portes du pénitencier’’
Au début je l’avais pas mal maganée
Mais à force de persévérer
J’avais réussi seul, à un peu mieux la jouer.

À toute les fois pour l’accorder
Je devais toujours à mon ami, demander
Pour que les sons des cordes soient bien mariés
Même si maintes fois essayé, s’était pour moi, un cas désespéré.

Un handicape très tôt que j’avais remarqué
Aucun talent pour la musique et cela malgré
La persévérance à vouloir continuer
Et d’un jour à rêver, d’être capable d’en jouer.

Je voulais tellement apprendre et savoir
Que je pratiquais même les soirs
Au lieu de faire mes devoirs
Mais je pouvais déjà voir.

Que jamais je ne serai une rock star
Même si par cœur,  j’avais appris mes accords
Elle me semblait avec moi très souvent en désaccord
J’en avais conclu, que mon chien d’avance était mort.

Mais, par une belle journée
J’avais voulu, encore une chance nous donner
Ou peut-être pour les filles dans la rue, les impressionner
C’était ma façon à moi dans ce temps, de cruiser.

Donc, bien installé sur le balcon
En avant de notre maison
La guitare sur son trépied comme de raison
Et l’amplificateur bien assit sur le gazon.

Après avoir faites les connections
Je me suis assis sur le perron
À l’aise avec un pied sur le gazon
Et par le manche, je la tenais pour de bon.

Quand j’avais l’amplificateur allumé
Un drôle de son sans arrêt ne cessait de raisonner
Et quand ma guitare je l’avais enfin allumée
Un choc électrique dans tout  mon corps avait traversé.

L’amour de ma vie, je l’avais laissé
À cause de l’incompatibilité de caractère, valais mieux se séparer
Au lieu d’essayer, je préférais pour de bon la donner
À un ami qui saura lui, sans condition, l’aimer.

Mon expérience m’avait enseigné
Qu’il ne fallait jamais sur du gazon mouillé
Un amplificateur à une guitare électrique connecté
Car j’aurais pu mourir électrocuté.

Mais au cours de ma vie passée
J’avais toujours un peu envié
Ces personnes qui avaient la facilité
De la guitare avec aisance en jouer.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s