TONKA

De génération en génération.

Mon premier essai routier
Oui et je l’avais bien testé
D’un beau jaune doré
Et fait d’acier
Enfin prêt pour travailler.

Son premier chantier
Un barrage à ériger
De la terre mélangée
J’en avais transporté
des milliers sans trop exagérer.

De chaque côté de la rue pas encore asphaltée
Pendant toute la journée
Le petit ruisselet n’avait pas débordé
Grâce aux voyages de terre, tout autour déposés
avec de la pierre pour le solidifier.

C’était avec les vroum que ma voix émettait
Que tu pouvais
Savoir quand les vitesses changeaient
Et quand sa boîte, je la vidais
S’était un bruit creux au ralenti que je faisais.

Quand la sirène du chantier retentissait
Je veux dire la voix de maman qui nous criait
« O.K. venez-vous en, le souper est prêt »
Pour le temps de manger, tout le chantier s’arrêtait
et tout en mangeant, dans ma tête, les travaux je les planifiais

Avant de le garer pour ne pas qu’il nuise
Encore je le lavais pour qu’il reluise
Car demain c’était congé et on devait aller à l’église
Après la messe, à ma mère j’avais fait une surprise
mais il fallait qu’elle ouvre ses yeux juste quand je lui dise.

Avec la terre de mon chantier
Dans mon camion que j’avais placé
Une fleur pour la remercier
Du cadeau qu’elle m’avait donné
sur ses joues une larme de joie avait coulé.

Je peux vous dire que moi le p’tit gars
Avec l’aide de mon TONKA
Des gros chantiers, on connaissait ça
Et l’amour des TONKA
ne s’arrêterait pas là.

Un jour à mon fils pour le tenir occupé
À son tour, je lui avais acheté
Un TONKA pour qu’il puisse aussi s’amuser
En retour, une bise pour me remercier
et en plus je n’avais pas eu besoin de lui montrer.

Quel son pour les vitesses, les changer
il avait déjà tout deviné
Même pour la boite quand fût le temps de la vider
C’était comme pour lui, inné
Comme son père Renay.

Mon petit fils, lui en avait eu trois
Mais ce qu’il ne savait pas
S’était que dans sa famille déjà
Son papa et son grand-papa
Étaient des vrais pros de TONKA.

Il avait eu d’autres pièces d’équipements
Comme le camion de ciment
Une niveleuse et une chargeuse, pour lui travaillant
de nous parler, il n’avait pas le temps
Car du chantier, c’était lui le gérant.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés

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