Lundi, la journée du lavage

Dans les années soixante
Le lundi était une journée éreintante
Soit pour nos mères ou nos tantes
Qui ne devaient pas trop être souriantes.

C’était la journée nationale du lavage
En plus du traditionnel ménage
Et de l’étendage pour le séchage
Mais ca n’était pas écrit dans le contrat de mariage.

Pour ma mère et pour plusieurs de son entourage
C’étaient avec leurs deux bras et du courage
Que commençait le fameux triage
Du blanc et du noir à préparer pour le lavage.

L’amie fidèle de ma mère
Cette fameuse laveuse d’après la guerre
Qui était très (IN) durant cette ère
Et la machine sans arrêt, du bruit à en faire.

Il fallait qu’elle soit remplie d’eau
Jusqu’au trois quart et au niveau
Un tas de linge fallait le mettre dans son tonneau
Et à trois pousser le bras d’embrayage et GO.

La danse de la laveuse était commencée
Tourne à gauche, tourne à droite sans s’arrêter
Et du savon en ajouter
Pendant sa brassée.

Ensuite, la vider
Avec la pompe pour siphonner
Le linge fallait entre les rouleaux le passer
Et l’emplir de nouveau pour la seconde moitié.

Remettre le linge pour une brassée à l’eau claire
Et revider son ventre encore de son eau fallait le faire
Ensuite entre les rouleaux l’essorer sans trop de misère
Et si ca forçait trop, le linge faisait sauter son couvert.

L’étape suivante était au tour du séchoir solaire
Et en duo, les petites pinces de bois en paire
Placées en ligne sur la corde à linge avec un brin de fer
Que seul le temps en fera son affaire.

Plus tard elles ramassèrent le linge étendu sur la corde
Et morceau par morceau elles le plièrent et dans la commode
Elles le plaçait en ordre
Que c’était de l’ouvrage miséricorde.

Ça n’était seulement qu’une brassée
Des fois elles en faisaient sans s’arrêter
Et ca prenait toute une journée
Juste pour laver et sécher.

À toutes les semaines c’était à recommencer
À tous les lundis, la laveuse devait brasser
Et brasser pour que notre linge soit bien lavé
Et le reste de la semaine, dans le coin elle était placée.

Entre deux brassées, les planchers faillaient les laver
Les repas les préparer
La maison devait être nettoyée
Avant d’avoir ce repos bien mérité.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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