À quoi bon aimer…

À quoi bon aimer
Si nous ne savons pas prier
À quoi bon prier
Si nous ne savons pas aimer.

Aimer, c’est donner
Pour mieux partager
Prier, c’est partager
Pour mieux donner.

Tu nous a tous aimé
Et nous avons appris à prier
Tu nous a tous donné
Et nous avons appris à partager.

Renay Brousseau 1982.

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

La soupe de mon grand-père.

L’immense chaudron de mon grand-père
À tous les jours assit sur la chaude cuisinière
Avait souvent vu la grosse cuillère
Plongée dedans, tête première.

De bons légumes frais dans une marmite mélangés au bouillon
Aussi des gros morceaux d’oignons
Et en petits morceaux coupés, des champignons
Accompagnaient les épices tout au long de la cuisson.

À tous les jours et cela sans exception
Que même à partir du perron
Ça sentait déjà bon
C’était l’odeur de la soupe qui lentement cuisait sur le rond.

Pas besoin de frapper à la porte, pour entrer
Il savait que d’une façon, on viendrait pour en manger
Sa table toujours endimanchée

Prête pour accueillir, ses invités.

Elle était toujours parée pour le midi
Avant qu’arrivent de l’école, les petits
Qu’ils n’étaient même pas encore assis
Que déjà ses secrets, dans un bol, leurs étaient servit.

Je crois que c’était sa façon à lui de partager
Ses recettes de soupes personnalisées
De voir qu’on était assit là, pour la savourer
et nous, lui sourire comme pour le remercier.

Du dimanche au samedi
Et pour plus d’une décennie
Mon grand-père, c’était lui
Qui faisait la meilleure soupe, ça je vous le dis.

Des soupes par milliers, il en avait mijoté
Même durant les chauds et humides jours d’étés
Grâce à ses ingrédients si bien sur le tas triés
Acheté à l’épicerie de son quartier.

Ce que je me rappelle le plus de sa cuisine
C’était cette odeur qui parfumait mes narines
Et qui faisait dire à mes babines
Qu’elle était bonne sa soupe, bonté divine.

En cuisinant une soupe à tous les jours
C’était sa façon à lui de nous montrer son amour
à nous tous, assis autour
Le temps, d’un bonjour.

Mon grand-père n’est plus ici
Depuis longtemps, déjà parti
Mais il m’avait légué une chose importante de la vie
C’était de faire de simples choses pour réunir les petits.

Merci grand-père pour ses doux moments
Et d’avoir pris le temps
De nous avoir accueilli, nous tes petits-enfants
Qu’on saura se rappeler au fil des ans.
 
RenayRose
© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Traditions de Pâques.

Au jour de Pâques, disons
Qu’il y’avait quelques traditions
Pour fêter la résurrection
Mais chacun à sa façon.

Quand jeune, j’étais
Privé de bonbons et de chocolat au lait
Pendant quarante jours que je comptais
Enfin en ce jour en manger, je pouvais.

Mais dans plusieurs familles
Une surprise pour les garçons et les filles
Qui avaient été gentils et gentilles
Durant le carême qu’on faisait en famille.

Des lapins en chocolat
Ou des poules grosses comme ca
Qu’en ce jour on étrenna
Et sans arrêt, oui on en mangea.

Cette récompense bien méritée
Après avoir si longtemps jeûné
Sans jamais même un morceau en manger
C’était bon pour la santé
Maintes fois par nos mères répétées.

Il y avait aussi une coutume que certains faisaient
Avant l’aurore se lever, il fallait
Pour aller là, dans un endroit par nos mères gardé secret
Car c’était là, que l’eau de pâques, on la puisait.

C’était un endroit où de l’eau pure
En abondance coulait comme d’une champelure
Les pots on les remplissait sans trop prendre de mesure
Le soleil presqu’à l’horizon, les remplir à toute allure.

L’eau de Pâques était une belle tradition
Qui avait perduré plusieurs générations
Et même quand j’étais un petit garçon
Avec ma mère j’y allais comme de raison.

Pour ces gens, cette eau miraculeuse, elle était
Des maux, elle guérissait
Naturellement seulement si on y croyait
Même le prête avec, nous bénissait.

Je me rappelle encore de deux endroits
Que j’étais allé parfois
Sur un chemin on tournait à gauche à la croix
Et l’autre pas trop loin de chez moi.

Mais le plus beau souvenir
Qui encore me fait sourire
C’était la fois ou mon père sans un mot me dire
Me remit deux lapins en chocolat pour me faire plaisir.

J’en avais mangé
Une partie dans la matinée
Et une autre durant la journée
Et même un autre morceau dans la soirée.

Mais personne ne m’avait dit à moi le petit garçon
Que si j’en mangeais comme un cochon
Que durant la nuit une indigestion je ferais comme de raison.
Ça n’était pas grave car malgré, s’était si bon.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

L’ÉPICERIE

Simplicité ou complexité

Choix logique ou non…

Il fut un temps et cela pas si lointain ou choisir n’était pas du tout mais du tout compliqué. Mais de nos jours il faut presque un cours pour savoir comment choisir ou encore quoi choisir tellement qu’il y’a des choix mais pas toujours logique et de nos jours il semble que tout ce qui n’est pas logique semble plaire…on n’a pas le choix.

Déjà une mère pouvait dire à son enfant de 6 ans va au magasin et achète une boite de Kotex…je sais que c’est le nom d’une compagnie…mais essayé aujourd’hui de demandé la même chose, d’avance je vous dis que c’est une mission impossible. Avez-vous remarqué l’allée ou se trouvent les serviettes sanitaires? Une étagère et une autre et une autre… et ensuite les étagères de tampons. Même une dame intelligente ne peut acheter en dedans de 5 minutes, car il y’a trop de choix…

Essayer juste de faire un achat de brosse à dents, même moi je n’y parviens presque pas. De toutes les couleurs, douce, medium et dur, électriques ou pas, rigide ou flexible, en paquet de 2 ou 3 ou 4 ou 6 ou juste une.. S’en est rendu qu’à chaque fois je ris de l’imbécilité des gens qui nous proposent ces choix ou qui nous imposent leurs panoplies de choix ridicules.

Et des exemples en voici et en voilà : papier mouchoir, petite ou grande boîte, seule ou en paquet de 2 ou 4 ou 6 ou 12 ou 24 ou en petits paquet pour mettre dans notre poche etc.

Papier de toilette, en paquet de 2 ou 4 ou 10 ou 24 ou 48 ou 72 doux ou un peu plus doux ou très doux, 240 feuilles ou 480 ou 540. Des feuilles simples ou doubles. Mais crime vous n’avez pas compris s’est juste pour se torcher et pour ensuite flusher…. C’est pour enlever la marde, criss y’a des gens qui prennent plus soin de leur cul que de leur enfants… En plus il y’a ceux qui capote sur la peur d’en manquer, chéri achète du papier de toilette il n’en reste que 17 rouleaux et n’oublie c’est celui qui a un petit minou et en passant il est en spécial à tel endroit sinon à l’autre magasin… Et le bon conjoint vas y aller dépenser $ 5.00 de gaz pour économiser .50$ mais sa femme va être contente mais trompe toi pas de sorte, ton chien est mort.

Savon à vaisselle, petite ou grande bouteille et de quelles couleurs? Et de quelles odeurs? 1 ou 2, cela dépend des spéciaux et non plus de ton budget.

Savon à main en barre.2 ou 4 ou 6 ou 12 ou 24 ou 48 ou 60 petites ou grandes? Senteur nature, herbe et quelles couleurs?

Et je pourrai continuer comme cela presqu’à l’infini car ici je ne parle même pas de la crème à barbe, du dentifrice, des savons pour le corps, des parfums mais le plus drôle et qui me confirme encore et encore la stupidité grandissante de cette génération de découvreur en marketing et qui en plus se croit très utiles dans le quotidien et pour le libre choix, mais criss on est entrain de virer tous fous avec vos niaiseries de nous forcer à choisir en ceci et cela et cela et cela et cela, mais le plus drôle et qui les bat tous je crois c’est la section des shampoing.  Essayer et je vous mets au défit de trouver un shampoing en dedans de 10 minutes et on fini par en prendre une bouteille parce qu’ on est juste tanné soit de ne pas savoir laquelle prendre ou de penser qu’il n’y a que nous qui ne savons pas quelle choisir? Non, non et non on a tous le même problème…

Il n’y a pas assez de mémoire sur mon ordi pour tout énumérer ce qui concerne les shampoings mais essayons…

Petites ou grosses ou énormes bouteilles ou bouteilles de voyages? Bouteilles pour accrocher ou pour déposer sur le bord du bain? Quelles couleurs et quelle senteur? Pour cheveux frisés ou cheveux raide?  Pour cheveux fin ou cheveux gras?  Avec des vitamines ou pas? Pour les cheveux de couleurs naturels ou pour les cheveux teindus?  Pour les bébés ou enfants ou adultes? Pour cheveux courts ou longs? Avec revitalisant ou pas? En pus des centaines de marques il y’a en plus les marques maisons ou les sans noms. Quelles saveurs aimeriez-vous? Fraise ou framboise, cerise ou nature, caramel ou aux œufs ou à la bière? Mais calvince veut  juste du shampoing pour me laver mes cheveux sales? Voulez-vous le spécial de la semaine, oh zut y’en a plus et on cherche encore et encore et la quand vous avez trouvé et que vous l’avez utilisé et même si vous avez inscrit le nom sur un papier pour aller en acheter une autre bouteille, surprise il n’y a plus cette marque et on recommence encore et encore.

Juste la section des œufs il y’en a assez pour battre un record Guinness si on faisait une omelette. Des numéros 1 ou 2 ou 3? Petits, moyens ou gros ou x-gros? Blanc ou brun?  Des œufs de poules ou d’autruches ou de cailles ou autres? En paquet de 6 ou 12 ou 18 ou 24? Des œufs pondus avec des poules qui ont mangées des graines nature ou les poules modernes?

C’est rendu que c’est même compliqué pour acheter des bananes, oui j’ai bien dit des bananes..Petites, moyennes ou grosses, jaune ou verte ? Individuelles ou en paquet de 2 à 12?  Même un singe tomberait sur le dos.Et c’est comme ça même pour les pommes et les patates et pleins d’autres…

Tout cela pour vous dire que dans mon temps un enfant avec une liste que sa mère lui donnait pouvait par lui-même faire l’épicerie car dans ce temps-là à l’épicerie de monsieur y’avait de tout et ce qu’on avait de besoin pas PLUS.

Mères d’aujourd’hui si vous voulez punir un enfant et cela de n’importe qu’elle âge donner lui la liste d’épicerie et débarquer le à l’épicerie qui est à la mode vous savez celle qui a des milliers de milliers de pieds carrés et laissez le là et vous aurez toute la liberté de vous reposez enfin,,,mais un conseil avant que je termine fermé votre cellulaire car vous risqué de recevoir environ 1000 textes messages surtout si vous n’avez pas spécifié, la couleur, la grosseur, la quantité etc.…

Dans tout cela quand on a fini par tout choisir maintenant il faut payer avec la carte de guichet ou la carte de crédit? Avez-vous telle ou telle carte de points? Des sacs de papiers ou de plastique? Et n’oublier pas votre n.i.p. celui-là ou celui-ci? Quelle banque? Et en sortant il y’ l’équipe de balle de la ville et un handicapé qui demande de l’argent à qui donner? Après 2 heures enfin l’épicerie est terminée maintenant allons à la pharmacie….

Bonne épicerie

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

 

 

Allô docteur.

Chère docteur
Lentement, mon corps se meurt
Je ne connais pas l’heure
Mais j’ai l’attente en horreur.

Je vous attends comme plusieurs
Je ne suis pas en pleur
Mais j’espère vous voir de tout cœur
Avant que s’invite en moi la maladie ou une tumeur.

En mon cœur de père
Et ou en mon cœur de grand-père
À ma retraite, oui j’espère
Que mon sang encore passera dans mes artères.

À ma pension
J’aimerais sortir de la maison
car je refuserai de rester assit dans le salon
Mais j’aurais juste de besoin d’une inspection.

Comme je n’ai pas d’attitré pour moi un médecin
Je ne suis pas certain
Si mes petits enfants, un beau matin
Je pourrai encore les prendre par la main.

Vous savez, mes descendants
Seraient contents
De me voir vieillir, ça c’est certain
Mais avant, mon corps a besoin d’examens.

Suis-je trop âgé ?
N’aie-je pas assez travaillé ?
Suis-je, à cause de mon âge, disqualifié ?
Suis-je déjà à soixante ans, un poids pour la société ?

L’attente de la mort
Est-ce là mon sort ?
Il en a sûrement un quelque part
Qui pourrait de ma santé, faire un rapport.

Vive l’âge d’or
Toute ta vie à faire des efforts
Mais vous nous laissé dans un coin, comme mort
Si c’est ça, en santé votre gestion, ce n’est pas trop fort.

Encore, j’attends que le téléphone sonne
Pour qu’un rendez-vous qu’on me donne
Je ne veux pas qu’on m’abandonne
À cause de mon dossier perdu dans ce grand hexagone.

Je ne demande qu’un médecin
Pour encore près des miens
Les accompagner sur le chemin
Et non pas me laisser mourir comme un chien.

Docteur Barrette
Il faudra un jour admettre
Et non pas des excuses dans une lettre
Avant que l’on retrouve des corps
Dans un des corridors laissés près des toilettes.

Merci pour votre compréhension
De la part des Québécois de cette génération
Pogné comme moi dans cette situation
Pour encore travailler afin de payer ces augmentations.

Au lieu de payer un médecin à tort
Pour déterminer la cause de ma mort
SVP faites un effort
Sinon le premier arrivé sera un croque-mort.

RenayRose

© Copyright 2018. Renay Brousseau, tous droits réservés.

La douleur au cœur.

Pour mon cœur qui saigne de trop t’aimer.
Je dois trouver une façon de le guérir
Car jamais je ne cesserai de souffrir
Si je n’ai que toi à rêver.

Je dois dans l’avenir mordre à toutes dents
Et à mon âme en douleur, je lui ferai découvrir
De nouvelles couleurs pour s’épanouir
Que la vie me donne au temps présent.

Je ne dois plus me retourner
Si je ne veux plus pâtir
Je dois marcher vers l’avenir
Pour que la douleur, je puisse l’oublier.

De ce mal qui en moi a séjourné
Qui ne voulait plus partir
Mais qui me faisait souffrir
Je lui dis, assez c’est assez.

En main,je me suis pris
Car moi, j’y crois en l’avenir
Et pour en finir
Adieu que je te dis.

L’arc-en-ciel, me guidera
Vers l’esprit de l’amour
Qui pour toujours
Dans mon cœur y restera.

Mon âme dans ce paradis
Pourra enfin se reposer
De cette douleur du passé
Qui m’avait envahi.

J’écoute le vent qui chante
Pendant que la nature s’épanouit
Dans ce lieu de délices qui est le paradis
Enfin en moi, la vie m’enchante.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Sylvie

Quand en soixante et huit elle était née
J’avais souvent eu la chance de la garder
Dans mes bras de prendre ce bébé
Qui ressemblait à une petite poupée.

Avec elle m’amuser
Pour la tenir occupé
Et des fois devant la télé
Dans mes bras pour la bercer.

Si je la chatouillais
Aux éclats, elle riait
Sur son bedon des sons des fois, je faisais
Et encore plus fort, elle riait.

Souvent sa couche, je devais
La changer car des fois, ça puait
C’était la partie que le plus que j’ haïssais
Surtout quand les aiguilles, je les manipulais.

Ses premiers pas qu’elle avait faits
Encore une fois près d’elle, j’étais
Et si elle tombait
Et bien sur ses jambes, je la remettais.

La couleur de ses yeux
N’était pas bleue
Mais c’était encore bien mieux
De deux couleurs, s’était un peu curieux.

Du brun et du vert mélangé
C’était difficile de ne pas le remarquer
Mais elle avait un prénom prédestiné
Pour sa vie l’accompagner.

C’est une personne sympathique
Et très énergique
Quand parfois du nez elle pique
Sur ses deux jambes elle se remet, ça c’est automatique.

Elle est plutôt charmante
Mais de nature combattante
Même durant sa vie fluctuante
Elle en ressort toujours gagnante.

Souriante et conciliante
Mais elle aime toujours faire ce qui lui tente
Quand à sa maison enfin elle entre
L’ambiance autour devient apaisante.

Elle a une âme sensible
De la vie elle en veut le plus possible
Mais jamais rien d’impossible
Car d’une façon, elle atteint toujours sa cible.

Les contes de fées dans sa tête déjà imaginées
Elle avait vite fait de réaliser
Que la vie était un peu plus compliquée
Mais jamais, elle ne pourrait vivre sans votre amitié.

Des questions sur la vie encore à se demander
Mais les réponses avec le temps vont arriver
Mais à chaque jour Sylvie, c’est à toi d’en profiter
Car les années tu verras seront vite passées.

Aujourd’hui enfin à toi tu peux penser
Car tu l’as bien mérité
Si un jour de tes problèmes, tu veux en  parler
Mon numéro tu l’as, t’as juste à m’appeler.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.