Ma bagnole à moi.

J’avais autour de 5 ans
Quand je l’avais vu dans un champ
Seule près du marais
Comme si s’était moi, qu’elle attendait.

Tous les jours
Je venais y faire mon tour
Et je n’avais que deux amis d’amour
La bagnole et mon imagination.

Grâce à mes itinéraires plein de détours
Ensemble des paysages on en avait scruté
Je trouvais toujours une façon de passer
Soit par-ci ou par-là pour avec m’amuser.

Même quand le soleil dans les nuages, s’y cachait
Moi en bagnole toujours, je vagabondais
J’allais où ce que cela me tentais
Mais cela dépendait.

De ma seule imagination
Celle du petit garçon
Qui voulait voyager de toute façon
C’était ma façon de m’évader de la maison.

Ensemble, nous avons traversé des déserts
Sans jamais y voir un oasis
De grandes forêts on avait visité
Et que dire des montagnes qu’on avait montées.

Ma bagnole, ne m’avait jamais en panne, laissé
Mais toujours parée
Pour une autre randonnée
Dans ma tête imaginée.

Oui, elle était toute rouillée
Oui, elle était toute  bossée
Oui, les pneus étaient tous crevés
Oui, tout était brisé.

Mais dans ma tête
C’était sur la route la seule bête
Qui malgré les tempêtes
Accompagnait mon imagination toujours en quête.

Sur mon siège, oh,  que ça brassait
Car la route mauvaise, souvent je l’imaginais
Des grincements de pneus qu’avec ma bouche, je faisais
Et le volant de gauche à droite, je le tournais.

Toujours face au vent
Car sans vitre en avant
Malgré la pluie, la neige ou le vent
Mais toujours comme rien n’était, chemin faisant.

Rien ne pouvait nous arrêter
Sauf, la voix de ma mère dans mes tympans à résonner
Qu’il me fallait entrer
Soit pour manger ou pour aller me coucher.

Avant au lit d’aller
des fois juste à la regarder
par la fenêtre embuée
à me demander, où demain on pourrait bien allé ?

D’autre fois s’était la lune qui l’éclairait
Comme ses clins d’œil qu’elle me faisait
comme pour me dire que pour la nuit, elle la surveillerait
Pendant que moi à poings fermés, je dormirais.

Des jours et des jours à voyager
Et jamais je m’étais tanné
De l’utiliser pour mes rêves, les réaliser
Jusqu’au jour, quand nous avions déménagé.

Ça avait été des beaux jours
Car avec j’en avais fait des tours
En plus s’était près de ma cour
Et pour aller la rejoindre, pas trop de détours.

Ces chemins où les frontières à mesure disparaissaient
Qu’avec elle, aller où je voulais
Tant et aussi longtemps que mes rêves continuaient
Au fur et à mesure que mon imagination les créait.

RenayRose
© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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