Face première sur l’asphalte.

Je devais avoir autour de douze ans
Quand j’avais eu un accident
Et en une fraction d’un instant
Me voilà, étendue sur l’asphalte, inconscient.

Durant la semaine, précédente
Ma sœur était contente
Et ma mère toute souriante
De lui offrir enfin, une bicyclette flamboyante.

Elle était de couleur bleu
La joie rayonnait dans ses yeux
Car enfin elle pouvait aller où elle veut
Avec son amie Nicole, face au vent, toutes les deux.

Un beau jour, en revenant vers la maison
Elle avait fait une crevaison
Et comme de raison
Sans demander aucune rançon.

Son grand frère
S’était porté volontaire
Et lui dit < de ne pas s’en faire.>
< Qu’il en ferait son affaire. >

Avec son ami Steve, ils l’a retourna
Et ses outils, il les prépara
Les écrous de la roue, il les ôta
Et la roue, il l’enleva.

Sur un côté, lever le pneu
Avec deux cuillères pliées en deux
Pour le faire ressortir de la roue, s’était du sérieux
Pour enlever la tripe sans la pincer, s’était mieux.

Trouver où la chambre à air était percée
Fallait avant la gonfler
Et ma main tout autour la passer
Pour le trou enfin le trouver.

Un peu la sabler
La colle dessus, en mettre assez
Pour que la dessus puisse bien se coller
Ensuite pour deux ou trois minutes, bien faire sécher.

Pendant que j’étais entrain de la remonter
Mon ami m’avait demandé,
< Si à sa maison, je voulais aller le porter? >
Bien sur que je ne pouvais lui refuser.

J’avais remis la roue
Et comme il ne restait pas loin de chez nous
J’avais pris la bicyclette de ma sœur pour vérifier si la roue
Car à deux, nous serons lourds et voir si elle tiendrait le coup.

Quand chez lui, il était arrivé
Moi vers la maison, seul pour m’y retourner
Je pédalais comme un défoncé
Pour encore mieux la tester.

Sur le boulevard, il y avait un petit vallon
Que nous sentions
Quand à toute vitesse, nous y passions
Et à toutes les fois par habitude, je tirais vers moi le guidon.

Pour sur une roue, rouler
Car avec la mienne, j’étais habitué
Mais là, je voyais la roue d’avant seule s’en aller
Je voyais la rue qui voulait m’embrasser.

On dirait que tout se passe au ralenti
Et oui, l’asphalte je l’avais vraiment senti
Et surtout que mon esprit
Pour un court instant était parti.

Un voisin m’avait à la maison, ramené
À la vue du sang ma mère avait pleuré
De voir son petit qui avait toute la figure éraflée
Après qu’il eu l’asphalte, face à face rencontré.

Le lendemain, la bicyclette à inspecter
Elle était, disons, pas mal maganée
La fourche était brisée
Mais la roue avait pu s’en sauver.

Une chose sur le balcon
Qui avait attiré mon attention
C’était les boulons
Et s’était là que je m’étais dis < ha non. >

De les remettre, j’avais oublié
Quand le devant, j’avais voulu le faire lever
Pour faire un < whellie > pour impressionner
Les filles qui me regardaient passer.

Une face maganée
Une bicyclette de brisée
À cause de deux écrous oubliés
Et que dire de ma fierté,
Devant les filles, de tout son long étalé.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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