L’homme de ma vie.

Par un soir d’automne plutôt sombre
Étendue dans la pénombre
Quand sur le mur apparut son ombre
La présence du silence venait de rompre.

Quand la porte sur ses gonds par le temps usés
S’était mise un peu à se lamenter
Il la referma lentement en tenant la poignée
Et il prit soin de la barrer.

En se retournant vers moi
J’avais remarqué la petite croix
En cadeau de moi à toi
J’étais comme sans voix.

De petits pas il avait fait
Avant de lever ma couverture de duvet
Mon corps avait senti que s’était un peu frais
Et à mes cotés il s’allongeait.

L’homme de ma vie, me caressait
Les cheveux qui toujours se rebellaient
Ma nuque avec ses doigts, il la frôlait
Pendant qu’avec l’autre main mes yeux, ils les fermaient.

Avec sa force,
Il avait brisé mon écorce
Je sentais sur mon torse
Cet homme si doux me faire des choses atroces.

Sur mes lèvres gercées à cause du vent
Il m’embrassait comme jamais auparavant
Apeuré en me demandant
Pourquoi l’homme de ma vie ainsi me forçant.

Tout en gardant sa main sur ma bouche
Je n’entendais que son souffle
Qui accélérait pendant que moi à bout de souffle
J’aurais pu entendre voler une mouche.

L’homme de ma vie, mes seins sans cesse les embrasser
Sa langue mille fois sur l’auréole, à l’embrasser
Des frissons par milliers m’avaient traversé
Pendant ce viol, la peur à m’habiter.

Quand avec sa cuisse, il forçait
De séparer mes jambes qui tremblotaient
Cela de plus en plus, l’excitait
Mes jambes finalement avec persévérance, il les séparait.

L’index de sa grosse main
Sur mon ventre s’amusait à faire des dessins
Et lentement près de mon vagin
L’homme de ma vie, ne semblait pas trop certain.

De continuer
Ou de s’arrêter
Qu’il devait se questionner
Quand à l’intérieur il l’avait placé.

L’homme de ma vie
Prit ma petite main de Barbie
Et sur son pénis déjà durcie
< Ne fais pas ça > que je lui avais dis.

Des vas et vient avec son doigt
Ne cessait de me blesser en moi
Déchirure de mon âme à la fois
La rage au cœur et enveloppé d’effroi.

L’homme de ma vie à mes côtés
Toujours surexcité
Ne cessait de me murmurer
Qu’il m’aimait moi son adoré.

Quand un grand soupir arriva
Que j’avais compris que tout s’arrêtera là
Mais pour moi le cauchemar commencera
Comme les pourquoi que je ne comprenais pas.

J’avais dis à l’homme de ma vie
 » Papa pourquoi m’as tu fais ça? »

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s