La femme à la guitare

C’était durant une chaude soirée d’été
que devant cette porte peu éclairée
mon attention était attirée
par une affiche un peu froissée.

Le temps d’entrer de m’asseoir
seul au comptoir
sans y voir grand chose dans ce noir
sur ma montre j’avais remarqué

Qu’il était environ minuit mois quart
quand de l’ombre, comme sortie de nulle part
Une dame avec une guitare
se plaça pas trop loin du bar.

Une lumière apaisante s’était invitée
sur ses épaules comme pour l’accompagner
Pendant que lentement à se préparer
que mon verre, lui déjà rendu à moitié.

Tandis que mon glaçon fondait lentement
elle préparait avec amour son instrument
qui l’accompagnait durant
et avec douceur comme une mère à son enfant.

Elle prit sa guitare orangée
Avec sa main gauche juste à tâter
à faire le premier accord de la soirée
comme pour inviter ses cordes vocales à vibrer.

Au diapason
entre les accords des notes et la chanson
mon corps senti ces vibrations
sans oublier de vous faire mention.

De ces frissons qui par milliers
en moi m’avaient infiltrés
En passant par mes entrailles un peu fripées
et sur tout le long de ma colonne à y danser.

C’était comme si cette chanson était
pour moi car les paroles me parlaient
Et qu’au cœur directement, elles me touchaient
J’aurais cru un instant que la dame me connaissait.

La chaire de poule ne voulant point s’évader
Sur moi était restée
Jusqu’à la fin pour l’écouter
pendant que mes yeux étaient mouillés.

Quand vers elle mon regard un peu perdu
dans la lueur de ses yeux j’avais vu
Une femme vivante avec un sourire comme bienvenue
Comme si juste pour moi, ce soir était venue.

Pour me dire
Avec ses notes mais sans délire
Un message comme pour me décrire
Ma vie à devenir.

Avec sa main sur le manche qui se promenait
pendant que rapidement ses doigts se déplaçaient
on aurait cru qu’avec sa guitare elle s’amusait
comme un duo qui depuis longtemps ensemble travaillait.

Pendant que les cordes vibraient
Sans le savoir, toucha l’âme du garçonnet
Qui en moi encore sommeillait
Pendant que l’histoire, elle la fredonnait.

Ces paroles et ces notes accompagnées
De son regard qui vers moi, étaient dirigés
Comme pour me dire à moi le gars au bar accoudé
< Que la vie valait la peine d’être vécue et aimé. >

À l’écouter surtout ce soir
comme si elle me contait une histoire
Pour me redonner l’espoir
D’encore en la vie, d’y croire.

Merci Sophie
Du Temple de la vie
D’être venue me présenter, ici
Une de tes plus belles mélodies.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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