Normand, ce nomade solitaire.

Derrière lui, tout laissant
Famille et enfants
Solitaire dans les rues, errant
Depuis près de dix ans.

Ce vagabond
Avait comme seule maison
Tout simplement, une boîte de carton
Et fidèle à lui, sa liberté comme de raison.

Sans regard en arrière, pendant
Que de porte en porte, sa fille, sonnant
Des prisons aux refuges, un œil y jetant
Bredouille vers son nid, plus souvent qu’autrement.

De la vie de sa fille Katy, disparue
La peine en elle, qui s’accentue
Vers la lumière, les bras tendus
À se demander si quelqu’un, l’aurait vu.

Katy en son âme inquiétée
Voulait à tout prix, le retrouver
Sans jamais les bras laissés tomber
Dans son cœur à toujours espérer.

Eurêka,
Qu’un beau matin elle s’écria
Quand son amie, sur une photo, elle pointa
L’image d’un homme qui de beaucoup lui ressembla

« Sans l’ombre d’aucun doute, c’était lui »
Qu’elle s’était dit
Mais n’oublia pas à la vie de lui dire « merci »
Car enfin elle lui avait souri.

Au refuge, Normand, son père dans ses bras enfin
La couvrit de câlins
« Avec moi à la maison, tu viens »
Qu’elle lui avait dit, en le prenant par la main.

Dans son humble demeure
Ensemble pour des heures
En souvenirs des rires et de pleurs
Mais l’amour entre eux n’était que du pur bonheur.

Ce père
Ce grand-père
Était vraiment fière
De sa fille qui s’était tant donné de misère.

Pour ensemble enfin être réunis
Car en eux, l’amour n’avait point périt
De toujours croire en la vie
Sans limite en son fort intérieur, ici.

Par amour le laisser allé
Auprès de sa famille dans la rue, malgré
La liberté, d’y retourner
Pour ainsi sa vie la continuer.

Plein de reconnaissances
Comme un retour vers leurs absences
Père et fille, en eux l’amour en abondance
D’apaiser en eux, leurs souffrances.

La porte ouverte se saluant
En leurs cœurs, chacun tenant
La promesse d’un instant
De se revoir de temps en temps.

Sans aucun jugement
Elle regarda ce nomade solitaire, s’en allant
Mains dans ses poches, chemin faisant
Face au vent, son regard droit devant.

Le soir venu, seul dans sa maison de carton
Remerciant le créateur envers lui d’être aussi bon
En sa mémoire, l’arôme de ses petits-enfants
Un jour, de les revoir, se promettant.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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