Une grande Dame de 4 pieds et 10 pouces.

C’était ma grand-mère

Accessible en tout temps
Accueillante très souvent
à droite et à gauche quand elle conduisait
Agréable ça dépendait avec qui elle était.

Aidante pour ses enfants
Aimable pour ses petits-enfants
Amusante et souriante
Et elle avait la parole apaisante.

Ses rides faisaient sa beauté
Ils avaient tous une histoire à nous conter
Et des hauts et des bas aux fils des années
Elle en avait rencontré.

Sa part dans ce pays
Elle l’avait donné à la vie
Sept garçons et neuf filles qui lui avaient souri
Sans parler des petits enfants qui avaient suivi.

Elle en avait vu de toutes les couleurs
Des suicides et des peines de cœurs
Des divorces et des séparations
Mais toujours vers elle nous allions.

Elle avait été la bouée de sauvetage
Car elle avait le courage
Et le sens du partage
C’est pour ça que je lui rend hommage.

Je me rappelle quand elle brossait
Ses cheveux si long et épais
de couleur ébène qu’il était
Fière de sa personne, que je dirais.

Quand elle dormait
Comme un tracteur elle ronronnait
S’endormir avant elle, c’était le secret
Car fort, oui monsieur, elle ronflait.

Presque tout le monde l’appelait mémère
Mais moi je l’appelais grand-mère
Quand à la même mine qu’elle où je travaillais
Mes lunchs c’était elle qui me les préparait.

Tout le monde dans la famille l’aimait
Et même nous les plus grands devant elle on s’assoyaient
Pour être à la même hauteur qu’elle ou à peu près
Et dans le blanc des yeux, elle nous regardait.

Quatre pieds et dix pouces qu’elle faisait
On l’écoutait, quand elle nous parlait
Tout le monde la respectait quand ils la voyaient
Car une grande Dame malgré, elle était.

Elle était dans la lune parfois
Car je me rappelle d’une fois
Qu’elle était entrée dans des milliers de foyers
Car entre le caméraman et la chanteuse elle était passée.

Une autre fois sur la route je la suivais
Sans savoir que c’était elle qui conduisait
Pas trop pressée et tout croche, elle allait
Quand je l’avais dépassé, tout simplement, elle me souriait.

Elle est partie à tout jamais
Quand mon fils Kevin, lui arrivait
Ça va faire bientôt 35 ans
Et je m’ennuie d’elle encore autant.

D’autres sont depuis partis la rejoindre
Dans le royaume d’Éden
Qui depuis a été embelli
Par son arrivée au paradis.

Pendant ce temps ici-bas, la famille a doublé
D’autres petits enfants sont arrivés
Et des arrière-petits-enfants en quantité
Sont tous là pour nous le rappeler.

Qu’avant nous, l’histoire avait commencé
Avec Béatrice, ma grand-mère de tous aimée
Ce p’tit boute de femme
De quatre pieds et dix, bien mesuré.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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