Le diable était aux vaches.

Par une journée
Chaude et humide d’été
Moi et Steve, depuis toujours liés d’amitié
D’un commun accord avions décidé.

Dans une autre forêt encore pour s’aventurer
Près des chutes pour aller pêcher
Avec une tente un peu fripée
Habituée avec nous de voyager.

C’était le temps des vacances, valait mieux en profiter
En selle sur nos bicycles modifiés
Pédaler et pédaler sans jamais s’arrêter
Jusqu’au petit chemin qu’on avait dû emprunter.

Rendu au boisé il avait fallu pour un bon bout marcher
Jusque près des chutes pour enfin s’y installer
après la tente levée et nos agrès de pêche préparés
Pour prendre les plus rusés des rusés, les fameux dorés.

On était aux chutes à Grand-Maison
Quelques milles seulement de nos maisons
Mais comme souvent hors des sentiers nous errions
Nos parents jamais ne s’inquiétaient comme de raison.

Au bas des chutes entre les rochers
C’était leur cachette préférée
Les attraper pour ensuite les cuire et manger
Pendant que la soirée sur nous s’était lentement invitée.

Assit dans le foin humide devant le feu qui pétillait
On riait de nos histoires qu’on se contait
Mais comme d’autres copains déjà savaient
Où ce soir là, on campait.

Quelque uns étaient déjà même arrivés
Pour avec nous un peu s’amuser
Quand la noirceur au campement sur nous enfin tombée
On était tous entré pour dans la tente s’y installer.

Dans nos  »sleeping bag » bien enveloppés
Pour la nuit au chaud bien nous garder
Dans les bras de Morphée
J’avais même commencé à rêver.

Soudainement, la toile s’était mise comme à frissonner
Mais à cause des chutes de la rivière toujours éveiller
On ne pouvait entendre qui ou quoi de s’y près s’y était approché
Peut-être un ours qui marchait sur la pointe de ses pieds.

À cause des poissons qu’on avait cuisiné
Malgré qu’on avait tout bien autour nettoyé
Mais peut-être qu’on avait le sac des restants oublié
dans ma tête pour un instant que j’avais pensé.

Même si moi et Steve on était des habitués
Dans les forêts de souvent s’y aventurer
Disons que cette nuit là, on était pas mal intrigué
Surtout que le canevas venait encore de se faire secouer.

Personne ne voulait dehors se mettre le nez
De peur de face à face avec un ours arriver
Alors en chœur ils s’étaient mit à chanter
En espérant ainsi au moins de l’épeurer.

Peine perdue, la tente de tout son être continuait de tousser
Pour un instant certains avaient même pensé
Qu’ils allaient vivants se faire dévorer
Par un ours mal léché.

Devant nos amis, moi et Steve fallaient au moins
Paraître brave un brin
Sinon ils se seraient moqués de nous ces prétendus copains
Alors on a prit notre courage à deux mains.

Et par l’unique entrée nous sommes sortis
Pointant dehors avec nos lampes à batteries
Quand soudainement tout les deux on avait été surpris
De voir partout des yeux rouges dans le noir profond de la nuit.

Mais on s’était vite aperçu
Que c’était un troupeau de vaches près de nous venu
Probablement en passant pour nous dire salut
Après qu’un peu d’eau de la rivière qu’elles avaient bu.

Mais dans la tente, je vous le dis
Qu’ils y avaient des grands rendus tout petit, petit
Qui récitaient leur  »je vous salut Marie »
En pensant de vivre,  leur dernier instant cette nuit.

Très tôt le lendemain matin
Tout le monde se préparait à reprendre le chemin
Sac à dos à l’épaule tous repartirent enfin
Moi et Steve à la pêche fallaient y aller car encore on avait faim.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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