La note du trappeur.

Parti à la chasse tôt le matin
Avec mon Datsun 710, j’ai fait du chemin
Mais toujours sur le  < steering >  mes deux mains
Car la route était comme un serpentin.

J’ai roulé pendant environ une heure
Avant que le jour me montre ses premières lueurs
Même si la route je la connaissais par cœur
Parfois je me faisais peur.

Car on ne savait jamais
Ce qui pouvait sortir de la forêt
Quand le moins on s’y attendait
Surtout quand dans mes yeux, j’avais des reflets.

Les premiers rayons
Qui jaillissaient de l’horizon
Qui avec raison
M’aveuglaient moi, le jeune garçon.

Cette route de gravier
N’avait aucune pitié
Et aucune marque d’autos préférées
Car plusieurs avaient rencontré les fossés.

Comme le chemin je le connaissais
Un peu plus vite, je roulais
Je ne savais pas trop ce qui m’attendait
Car en forêt il y’a plein de secrets.

En passant j’avais remarqué
Une entrée sur ma gauche avec un ruban qui était marquée
J’ai du freiner et reculer
Avant de l’emprunter et de continuer.

Dans ce sentier hors route lentement je m’étais glissé
Après une bonne demi-heure à avancer
Un arbre sur le chemin était tombé
Donc j’ai du marcher pour continuer.

La forêt m’a fait découvrir  pleins de sons matinales
Des grenouilles qui coassaient dans le canal
Des sons d’oiseaux mélangés comme chorale
Mais j’étais là pour une chose, la chasse à l’orignal.

Marcher et marcher sans m’arrêter
Autour d’un grand lac, la chasse je l’avais un peu oublié
J’avais même omit de marquer le chemin emprunté
C’est alors que près de la baie, une cabane que j’avais remarqué.

J’avais décidé de m’y rendre
Et des précautions sans trop en prendre
Car par moi-même je voulais toujours apprendre
Mais toujours au diable ma vie sans jamais lui vendre.

Quand au  < shack > j’étais arrivé
La première chose que j’avais remarquée
C’était la porte qui n’était pas barrée
Donc à l’intérieur, je m’étais invité.

Sur la table une note avait été déposée

< Bienvenue dans mon camps de trappe un peu isolé Si vous avez soif, sur la tablette il y’a du café Et des biscuits vous pouvez en manger. >

Aussi une mappe, il avait dessiné
Donc mon chemin j’avais pu le retrouvé
Le plus beau souvenir de cette journée
C’était que je m’étais senti privilégié.

Par un trappeur qui vivait isolé
Et qui avait une grande bonté
Car il m’avait partagé sans hésiter
Son toit et son jardin enchanté.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés

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