Enducharmer par sa plume.

Hommage à Réjean Ducharme.

Du charme dans l’encrier
Sa plume à s’y noyer
Étendue sur le buvard
Des mots de la vie à faire le mort.

Attendant l’urgence dans le désordre
Sur la ligne pour les remettre en ordre
Les mots de sa plume
Pour les habiller de son costume.

L’encre asséchée
Sur le papier
Les mots à s’y reposer
En attendant par les lecteurs d’être apprivoiser.

Par un bouquineur
Aux aguets comme le chasseur
Des mots mystères
En liberté dans son cahier de note à s’y plaire.

Entremêlés dans les chapitres
Écrasés sous le couvert de l’anonymat
Les mots entremêlés sur son pupitre
À errer ici et là.

Ses livres lourds de sens
Mais avec complaisance
Pour leurs donner un droit d’auteur
À ces mots qui prendront de la valeur.

À résumer une histoire
Ou pour écrire sur la vie et ses déboires
Du charme pour un monde de lecture
Avec un titre sur la couverture.

Témoin d’une génération
Pour en faire une création
Avec le charme des mots
À guérir le monde de ses maux.

La tête courbée
Pour un instant à lui, penser
Le drapeau à nos pieds déposé
Pour en passant le temps de le saluer.

Cet homme de mots
Pour une phrase
Un paragraphe
Ou un refrain.

Les peser
dans nos têtes des rêves pour s’exiler
Grâce à ses idées ainsi composées
Par le charme de sa plume apprivoisée.

L’écrivain
En voyage entre les traits sans fin
En héritage des bouquins
Plein d’espérance pour ceux qui ont faim.

Ducharme un jour
et pour toujours
L’écrivain, la plume à la main
Pour les mots qu’il avait pris grand soin.

Par son amour de l’alphabet
Des lettres
Sans point final
Même pas en phase terminal.

L’ami inconnu
Même si de tous, disparu
Ne passait pas inaperçu
Sur papier tout son cœur pour les gens de la rue.

Au prochain épisode ou du refrain
Il n’y aura pas le mot  « fin  »
Mais une éternelle continuité,  tous les matins
Avec la complicité des mots, rien de moins.

Ça n’est qu’un au revoir
Car à l’avance de savoir
Qu’au-delà des frontières
À lui seul tout un ministre terre.

Que Ducharme sans trait d’union
Pour qui les mots étaient de fidèles compagnons
Pour les lettres un amant
Un artiste comme nul auparavant.

La fin d’une saison
La fin d’une mission
ou pour une courte session
C’était lui l’agent de liaison.

Entre les mots et les hommes
Pour guérir les maux de ses hommes
Nous faire plonger dans l’un de ses tomes
Mais en nous toujours sa voix qui résonne.

à la mémoire de Réjean Ducharme.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

 

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