J’accepte

J’accepte enfin de regarder
Droit devant et même de pointer
Vers le crépuscule orangé
Qui embrasse les demains où je serai.

Mine de rien je laisse mon crayon
Dédouaner les mots pour une autre composition
S’étendre sur le papier sans hésitation
Avec leurs sens en acceptation.

De me reposer plus souvent
De mon corps déjà sorti, l’enfant
Ici et là, vagabondant
Dans la mémoire des années et du vent.

L’acceptation nouée à mes souliers
Pour encore mes semelles, les user
Durant cette marche, j’oserai
Inviter l’homme en moi pour un peu rêver.

Par la main à m’accompagner, la sérénité.
Mes pas sur le sol, imprégnés
Sans en arrière regarder
Les regrets déjà loin, oublié.

J’accepte le verdict de la vie
Jamais je n’oublierai de lui dire, merci
Souvent seul dans mon lit
Avant de fermer mes yeux pour la nuit.

Coagulent dans mes pensées
Le futur et le passé
Un mélange pur de cette liberté
Qu’aujourd’hui que je prends qu’à petite lapée.

De loin je vois mes enfants construire
Mes petits enfants eux aussi à devenir
De leurs rêves un jour à aboutir
Mais d’espérer de les voir fleurir.

Je suis résolu enfin à accepter
Toutes les unièmes d’années
Dépasser ma soixantaine déjà amorcées
Sans rien de ma vie à regretter.

Depuis peu, assagit
Je fronce encore mes sourcils
Avant qu’un jour dans l’oubli
Les pourquoi et les pour qui.

Les buts de mes entêtements
Contre marées et vents
À toujours vouloir aller d’avant
Sans jamais pour moi prendre un instant.

Sur mes épaules le poids des années
Lentement m’avait rattrapé
Et la vie encore à m’enseigner
Le chemin de l’oasis pour m’y reposer.

Le restant de ce parcours
Le faire avec ceux qui m’entourent
Et sans aucun détour
Leurs démontrer tout mon amour.

M’accompagnant dans ma destiné
De les savoir à mes côtés
Quand un jour la mort me rencontrer
Pour mon chemin le continuer.

À la queue d’une étoile comme une traînée
Le firmament à traverser
Ça sera ma façon à moi, Renay
En passant de les saluer.

RenayRose
© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Ne jamais oublier malgré…

Quand près d’elle, il s’approchait
Des larmes sur ses joues coulaient
De savoir que toujours dans son monde, seule elle était
Dans son cœur d’homme, cela l’attristait.

Sans visite outre de celui qui l’aidait
Ça n’était pas de la pitié, qu’elle demandait
Juste son sourire, elle aimait
Entendre un bonjour, cela lui plaisait.

Seule dans sa chambre, de notre monde isolé
Devant la fenêtre dehors à fixer
Du matin au soir, sans rien demander
Et à personne elle n’osait parler.

Oublié là-haut à l’étage
Dans ses pensées entremêlées de nuages
Depuis longtemps évadé de son corps, le courage
De crier à l’aide vers son entourage.

Comme un film entrecoupé
Ses souvenirs saccadés
À essayer de les rembobiner
Comme une orpheline à la crèche abandonnée.

Dans son monde où les soucis
De son quotidien n’en faisaient plus partis
Dans la pénombre de la fin se sa vie
Son passé ne l’avait jamais suivi.

Au cœur de l’univers de l’oubli
Où tout dans sa tête lui était permis
De jouer comme dans sa jeunesse avec des amies
Sans savoir qui à côté d’elle était assit.

De se sentir si impuissant
Perdu dans cette espace-temps
L’homme se demandant
Si elle n’était pas dans un autre monde, en attendant?

Des années déjà passées
Tout ce temps lentement de lui s’éloigner
Sans jamais pour une dernière fois,  vers lui se retourner
Ou de savoir qu’une larme venait de tomber.

Jamais il ne l’aurait volontairement à l’hospice transféré
Sans son bien être entre bonne main laissé
Car au fil du temps à terre trop épuisé
Malgré la volonté longtemps à essayer.

Il n’avait jamais blessé ni personne tué
Pourtant il était comme emprisonné
Dans sa cellule auprès d’elle à l’accompagner
Sur la ligne verte dans sa tête bien marquée.

Dans son monde esseulé
Même si parfois à se demander
Si au paradis de son vivant, elle était allée
et si avant son âme, elle pouvait y entrer?

Malgré à tous les matins dans un vase pour y déposer
Une fleur pour sa chambre pour un peu l’enjoliver
Comme dans leur vie d’auparavant à écouter
Les tics tacs du temps sans jamais les compter.

À tous les jours présents à ses côtés
Sans pour un instant jamais ne désespérer
Se rappelant de sa promesse déjà prononcée
Jusqu’à la mort de toujours l’aimer.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés

Au cœur de l’arbre, il y’a la sève.

Si un père représenté par un arbre, il était
Des orages de la vie, il t’en préserverait
Mais la sève, colmater une blessure, elle le pourrait
Si dans tes racines tu la conserverais.

À chaque printemps sortir de l’arbre, elle le voulait
Mais d’y goûter si j’en voulais
Son écorce la percer, je devais
Jusqu’au cœur de l’arbre, il le fallait
Et goutte par goutte la chaudière lentement se remplissait.

Le sang qui coule dans tes veines est comme la sève
Il est toujours tempéré
Pour qu’il puisse librement y circuler
Et ton cœur toujours à le pomper
Jusqu’à ton dernier souffle avec toi, rester.

Quelle était la différence, qu’enfant un jour, tu me demandais ?

La tendresse d’un enfant, le pourrait
Son sourire l’accompagnerait
Les lueurs de tes yeux, je les voyais
Avec ton regard naïf de l’enfant que tu étais.

Toujours te rappeler de ma main que tu tenais
Durant tes jours incertains que cela, te semblait
Des craintes et des peurs que tu vivais
Il n’y avait pas de danger, mon enfant, que malgré je te disais.

Toujours à tes côtés, je serai
Car dans ton cœur, ton père est là pour y rester
En esprit, toujours je t’accompagnerai
En tout temps, disponible pour t’écouter.

Tu n’auras que tes yeux, à les fermer
À moi, tu n’auras qu’à penser
Pendant que ma sève en toi va monter
Pour que ton cœur avec, je puisse l’enrober.

Papa

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

À l’aube de ma vie

Une année se termine
Bientôt la suivante va commencer
Je dois cesser de rêver
Et mettre en marche un projet que je rumine.

Durant ma courte existence
J’avais vu des ombres quelques fois
Dans les regards de ceux qui au quotidien portaient la croix
Car leurs vies n’avaient aucun sens.

Dans le cœur de ces êtres
Une ouverture sur ces semblables
Avec des partages ajoutés aux intentions honorables
Pour un peu de leurs épaules faire disparaître.

La misère qui est omniprésente
Dans le quotidien infecté pour ces enfants
Qui comme un refrain déchirant
Des cris profonds,  j’entendais venir de leurs ventres.

Cela m’attristait d’autant plus que moi
Bien enveloppé dans l’âtre de mon foyer
À me bercer et à me demander
Qu’est-ce que, je pourrais bien faire pour une fois?

Jusqu’à aujourd’hui, la vie avait prit soin de me garder
Je devais davantage ouvrir mon cœur pour partager aux suivants
Oui, à ces enfants sans lendemain, ces survivants
Jusqu’ici plus souvent qu’autrement de ce monde ignoré.

Les histoires déchirantes de ces enfants de la rue
Étaient comme un livre sur les paysages
Mais sans aucune couleur pour les images
À part qu’un mélange de gris que mes yeux avaient vu.

Je me donne comme devoir à ces êtres fragiles partager
Pour que leurs sourires trop longtemps perdus
Et leurs rêves trop souvent de leurs têtes décousus
Puissent un jour dans leurs cœurs ressusciter.

De ma vie ou pour du moins ce qui en reste
De partager avec eux
Me rendrais sûrement plus heureux
Que d’attendre ici sans faire aucun geste.

J’aimerais que leurs ventres cessent de s’alarmer
Que leurs cris de l’intérieur
S’arrêtent d’errer dans la peur
Mais pour cela il faut cesser de les ignorer.

Il faut arrêter de faire semblant de ne pas savoir
Que ces enfants isolés de la lumière
Sans trop de vie prient vers le ciel les bras ouverts
Redécouvrent des étincelles dans leurs yeux remplient d’espoirs.

Pour que vienne un jour vers eux
Un monde sans frontière capable de chaleur humaine
De cet amour emplit de chaleur coulant dans nos veines
Nous venant du très haut, par la grâce de Dieu.

Prenons soin de ses anges qui ne sont pas des images
Dans nos bras, à nous de les réconforter
Et cela devrait nous redonner
De l’amour et de la paix comme qu’on avait reçu comme héritage.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Les trois Amours de Muriel.

Son premier dans la vie de Muriel arrivé
À vingt ans déjà à ses côtés
Avec lui seul dans les prés
Comme des enfants à s’amuser.

Cavalière dans son sang
Bien assise sur la selle, face au vent
Qu’importe le caractère du temps
Car son bonheur était d’être seule avec pour un moment.

Son âme à la tienne pour l’éternité, unie
En attente pour elle dans un endroit inédit
Que les gens d’autour et d’ici
Appellent le paradis.

Topaze était son nom
D’un regard si profond
Avec ses grands yeux marron
Un jour elle sait, qu’encore plus loin, ils iront.

Que dire d’Azzaro
Ça n’est peut être pas un héros
Mais pour elle ce bichon, c’est le plus beau des cadeaux
Car en sa compagnie, bien elle est dans sa peau.

Son esprit déjà touché
Quand pour la première fois leurs regards s’étaient croisés
Et depuis de sa compagnie, jamais elle ne pourrait s’en priver
Que ça soit à ses côtés ou dans son lit souvent couché.

Comme en elle un enfant
Du matin en se levant
Ou du travail en y revenant
Toujours content et accueillant en se voyant.

Que dire de Jean-Michel avec qui sa vie partagée
Déjà depuis plusieurs années
Mais toujours l’un de l’autre aussi passionné
Toujours ensemble de plus en plus fort à s’aimer.

La sincérité et la fidélité toujours à les accompagner
À tous les jours, à se supporter
Avec sagesse et maturité
Il avait su convertir son rêve de femme en la réalité.

Car à jamais leurs cœurs ensemble soudés
Leurs souvenirs de jeunesse déjà à partager
Mais toujours leurs mémoires un jour va se rappeler
De ce grand respect ainsi partagé.

Le plus beau est le temps présent
Heureuse en elle comme un enfant
Trois amours qu’elle a eu jusqu’à maintenant
Que jamais elle ne pourra oublier un seul instant.

Elle aimerait prendre un court moment pour vous dire
Merci et qu’à bien y réfléchir
Que le reste de son rêve, contre vous à se blottir
Pour que votre vie puisse à jamais ne point finir.

Devant vous encore à vivre plusieurs années
À vous entraider au jour le jour pour mieux fortifier
Communiquer pour ainsi mieux partager
Et surtout croire en vous, pour encore longtemps vous aimez.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

L’enfant qui sauva Noël.

Prêt à se mettre au lit
Le petit Rémi
Assez vite, il s’endormit.
Quelques heures avant minuit.

Il n’avait que quelques années
Que cette fête déjà, il voulait l’oublier
Ses parents trop pauvres, n’avaient pu décorer
Ni de cadeaux achetés.

Il regarda par la fenêtre et il vu un caribou
Qui dans l’entrée était là debout
Et il avait un licou
Attaché à son cou.

Même si s’était le soir
Il sorti pour allé le voir
C’était difficile pour lui d’y croire
Et ça n’était que le début de l’histoire.

Le caribou lui dit « à la maison je dois retourner
Car depuis longtemps, je suis égaré
Et que ce soir je dois travailler
Avec le Père Noël pour les cadeaux les délivrer »

Remi hésitait
Pour un instant, il réfléchissait
Car pas très bien, il comprenait
Se qu’il se passait.

Le caribou lui dit « SVP pourrais-tu me guider
De la région je ne suis pas un habitué
Sur mon dos tu peux embarquer
Et avec les rênes me montrer où je dois aller. »

Remi se décida
Sur son dos, il embarqua
Et quand il avait dit « allons par là »
Le renne rapidement s’envola.

Rémi, savait où était le nord
Il tirait sur les rênes du coté droit très fort
Pour le diriger vers l’étoile là-haut dans le décor
Qui scintillait sans effort.

Avec ses yeux
De loin il voyait un point lumineux
Où plein de lumières éclairaient les cieux
Et que les rayons étaient dirigés vers eux.

Il descendit, rapidement
Et il atterri, tout doucement
Il entendit des applaudissements
Et il voyait par milliers des lutins souriants.

Le Père Noël lui dit « Bonjour Rémi
Du temps vous en avez mit
Avant d’arriver ici
Mais l’important c’est d’être arrivé avant minuit. »

« Je dois te dire un gros merci
De m’avoir ramené mon ami
Car sans lui
J’aurais eu de gros ennuis. »

Soudainement, il se réveilla
Un rêve ou la réalité, il ne le savait pas
Mais quand il descendit en-bas
Et qu’il a vu le sapin et que plein était son bas.

Sur la table une note qui disait ceci:
Encore une fois merci de me l’avoir ramené
Car sans lui, ici je n’aurais pas pu passer
Pour vos cadeaux les apporter.

La magie de Noël en son cœur
Le petit était vraiment de bonne humeur
Et quand il a vu de lui s’approcher sa petite sœur
Il avait vu dans ses yeux des lueurs
Et pour lui s’était ça tout simplement le bonheur.

Toute sa vie en lui ce secret gardé
Apprit au fil de ses années
À ses enfants et petits enfants, partager
Ce bonheur pour la vie en lui incrusté.

Toute sa vie sur lui, il avait gardé
Ce petit bout de papier
Sur la table placée
Pour toujours lui rappeler.

Que le Père Noël a toujours existé
Et de ne jamais en douter
Même si un jour te frappe la pauvreté
À lui tu n’auras qu’à penser
Pour que ton vœu puisse se réaliser.

RenayRose
© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Le train de ma vie.

21-12-56 était le jour de l’inauguration
Et du départ du train de la station
Pour un voyage assez long
Pour moi le petit garçon.

Le train semblait faire du surf
C’était comme rouler sur une panse de bœuf
Tandis que le moteur tout neuf
Ronronnait à faire sans arrêt des puffs, puffs, puffs

De la cours de triage
Et tout au long de ce voyage
Par la fenêtre les paysages
Changeaient au gré de mes âges.

À toutes les stations
Que nous arrêtions
De débarquer, il en était pas encore question
Car une chose attirait mon attention.

J’avais remarqué
Que plusieurs personnes m’avaient salué
Et que d’autres, du wagon juste pour en profiter
Tandis que d’autres, me regardaient juste passer.

À tous les arrêts
L’histoire se répétait
Des gens embarquaient
Tandis que d’autres débarquaient.

Comme tout au long de ma vie
Des gens j’en avais connu
De la famille bien cousue
À parfois même des inconnus.

Mais ces gens qui entraient
Pendant que ma vie avançait
Tandis que d’autres avec moi restaient
Tout au long de ce trajet.

Avec le train de ma vie à foncer
Vers l’inconnu sans trop me questionner
Ensemble, on s’était abreuvé
Des expériences que la vie nous avait enseigné.

Soudainement un jour
Sans trompette ni tambour
Le train s’arrêta dans un détour
Plusieurs passagers m’avaient laissé sans secours.

Sauf que certains avaient préféré
Avec moi resté pour me seconder
Lorsque la dépression en moi installée
Afin d’agrémenter ce voyage déjà amorcé.

Pendant ce périple aux fils des années
J’avais appris à différencier
Ces compagnons avec moi restés
De ceux qui du voyage avaient juste profité.

Même si la chaudière continue à s’époumoner
Le train de ma vie, continu encore à avancer
Avec ceux qui sont restés fidèles à mes côtés
À suivre l’itinéraire qui m’était prédestinée.

Hélas, un jour, je devrai vous laisser
pour un autre voyage au delà de la voie lactée
seuls mes souvenirs pourront m’accompagner
Car ce billet ne sera que pour un simple aller.

Même si dans mon cœur déchiré
À ne penser qu’un jour à vous abandonner
Jamais je ne pourrai vous oubliez
Car à ma vie, un sens vous aurez donné.

RenayRose
© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.