Mon amie Christiane.

Éliminons de la terre
Toutes ces misères
Qui touchent les enfants de ces mères
Qu’ils soient,  de souches ou de nos terres
Ou d’ailleurs, comme de l’autre coté de la mer
La misère
N’a pas de frontière.

Je connais une amie
Qui n’est pas d’ici
Mais toujours partie
Pour aider les petits
Sans même demander en retour,  un merci
Parfois un enfant lui sourit
Et pour elle, cela n’a pas de prix.

D’avoir de l’amour à l’infini
Ça n’est pas de la folie
S’est qu’elle remercie
Le créateur pour sa vie
Et que dans son cœur de mamie
Car elle a depuis longtemps compris
Que ça n’était pas en restant assit
Qu’on viendrait à bout de cette misère qui gangrène leurs vies.

Des enfants ont faim
Mais dans le creux de ses mains
Comme un jardin d’Éden sans fin
Va s’en occuper, ça c’est certain
De ses enfants sans lendemain
Pour qu’ils puissent à nouveau espérer ce matin.

Prendre le temps de lui dire merci
À cette grande dame, qui même si elle serait ici
Son esprit lui serait auprès de ses enfants chéris
Il y’a eu Mère Thérésa malheureusement déjà partie
Mais maintenant il y’a Mère Christiane, mon amie.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

L’acte de contrition d’une veuve.

Le temps essais d’éroder
Les souvenirs de nos années
Mais l’amour en moi, garder
De toujours à lui, pensé.

Me manque, ses bonjours
Me faire prendre par la taille autour
Ses absences de jours
En attentes de ses retours.

Des joies ensemble les vivre
Les peines ensemble comme des convives
Main par la main, ensemble nos rêves les poursuivre
Et toujours ensemble comme les chapitres d’un livre.

Durant les deuils se supporter
Une vie à s’apprivoiser
Un instant dans l’espace temps à accumuler
Des souvenirs inoubliables en grande quantité.

La maladie à ta porte frappée
Dans ton corps s’infiltrer
La souffrance se gangrener
Le sacrifice de ta vie tu as donné.

Seule dans la maison depuis
Partout tu me suis
Toujours présent dans mon esprit
Tous les jours et surtout les nuits.

Sans cesse te parler
Sans cesse te regarder
Sans cesse cette peine en moi laissé
Sans cesse à toi toujours penser.

Une vie sans faille
Les saisons de la chaîne qui se suivent comme des mailles
Notre amour jamais ne déraille
Partout ensemble où est ce qu’on aille.

Les nuits durant ta maladie
Ton bras lourd sur moi comme appui
Me tenait éveillé, je ne l’ai jamais dit
Un jour à penser que tu seras parti.

La peine en moi à persister
La vie continue, je dois persévérer
Des amis, je dois rencontrer
Pour ne pas, tout en moi garder.

Je dois ré-apprivoiser
La solitude en mon âme installée
La vie encore en profiter
Avant que la lumières à l’horizon s’effacer.

Guides moi dans le désert
Protèges moi de ces calvaires
Que la vie en travers
Dans mon cœur qui a déjà assez souffert.

Tu feras toujours parti
De ma vie
Jamais je ne t’oublierai mon chéri
Pour l’éternité, je t’aimerai comme que je te l’avais déjà dit.

La promesse d’un jour se revoir
Du quotidien dans mon cœur comme espoir
Quand Dieu, lui, me le fera savoir
Sans regret à cette vie, je dirai au revoir.

Amicalement de

RenayRose
© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Papa, pour Noël j’aimerais…

Ce matin tôt je m’étais levée
Pour une lettre au Père Noël, rédiger
Quand elle fût terminée
Dans l’enveloppe je l’avais placé.

À ma maman, les deux mains dans les décorations
Je devais faire attention
Pour ne pas lui poser trop de questions
Sur l’accident de mon père et de son bataillon.

Gentiment je lui avait demandé
D’écrire l’adresse du Père Noël
Sur l’enveloppe sur la table laissée
Et ensuite dans la boîte à malle, la déposer.

Aussi si elle voulait en voiture m’apporter
Car à mon papa, seule je voulais lui parler
Dans ses bras elle m’avait très fort serré
Elle m’avait dit, « O.K. »

Durant le trajet
Elle me demandait
« De quoi à mon père je parlerais »
Et je lui ai répondu : « que cela était un secret. »

Enfin arrivée
Au cimetière de l’armée
À sa croix les fleurs que hier j’avais placées
N’étaient pas encore séchées.

« Bonjour papa,
Tu sais c’est difficile que tu ne sois pas là
Surtout pour Noël qui arrive à grand pas
Mais très fort à toi on pensera. »

« Maman et moi aujourd’hui on a monté le sapin
Mais on avait beaucoup de chagrin
Surtout depuis ton départ soudain
Mais je pense à toi à chaque matin »

« En matinée j’ai écrit une lettre au Père Noël
Je lui ai faites une demande très personnelle
Je lui ai dit ma demande et me faire une promesse solennelle
Que cela devait rester entre nous deux car c’était confidentiel. »

À l’auto retourner
Et à l’école me laisser
À attendre Noël pour le cadeau spécial demandé
Je dirais plutôt que ma demande était un peu piégée.

Durant l’attente du soir tant espéré
Moi et maman on avait plein de choses à organiser
Comme les chandelles les allumer
Et la tourtière et le dessert sur la table les placer.

Dans le coin du salon le sapin plein de lumières
Et à son pied les cadeaux en attendant se reposèrent
Pendant que moi dans ma tète une petite prière
En plus encore j’avais parlé à mon père.

Je lui ai dit ceci « tu sais papa
Le St-Nicolas
Moi je n’y crois pas
Car déjà les cadeaux sont placés là »

« Et que même si je suis une enfant paisible
À l’avance je le savais que mon souhait serait impossible
Car je lui avais demandé l’impossible
Et surtout que c’était invisible. »

Ding, Dong, « Maman ça sonne en avant »
« Va ouvrir ma chérie »
Qu’elle me dit
« Maman c’est le commandant de papa qui est ici »

« Bonjour madame et bonjour ma petite Jasmine
« Avant que la journée se termine
et vu que toute l’année tu avais été fine
Le Père Noël m’a chargé d’une mission presque divine »

« Mais avant j’aurais un invité
À vous présenter
Venez ici, entrez’’
C’était Gordon qui aux funérailles de papa avait beaucoup pleuré.

« Jasmine, assis toi et écoute moi un instant
Quand ton papa sur la table d’opération était décédé
On a eu le temps de lui enlever des parties de son corps
Comme il nous l’avait demandé »

« Tu vois par exemple, ses yeux,
Un enfant depuis voit grâce à ce cadeau si précieux.
Aussi on a transplanté à un autre patient ses reins
Et depuis pour lui tout va bien »

« Et aujourd’hui ici pour accomplir une mission cruciale
Pour toi seule ma petite qui pour ton papa tu étais très spécial
Je dois la terminer dans ce contexte familial
Gordon et Jasmine, rapprochez vous » qu’il dit sur un ton amical.

« Gordon, SVP votre chemise la déboutonner
Et toi Jasmine prend ce stéthoscope pour écouter
Tu entends, ça c’est le cœur de ton papa
Qui avait sauvé la vie de Gordon ce jour là. »

« Mais comment saviez-vous mon secret? Je lui ai demandé
« C’est le père Noël qui l’autre soir m’avait appelé »
Et j’ai demandé à Gordon l’officier,
« Si je pouvais me coller contre lui pour encore l’écouter? »

Et ma mère m’avait dit ceci pendant que ses yeux à les essuyer
« Je voulais attendre que tu sois plus grande avant de t’en parler
En tout c’était quatre personnes qu’il avait sauvé
Grâce à ces dons avec amour qu’il avait partagé »

Cela avait été mon plus beau Noël de toute ma vie
Ça faisait trois ans que mon père était parti
Et ce soir là, juste avant minuit
C’était le cœur de mon papa que j’entendis.

Plus tard quand ils étaient partis
Moi et maman ensemble au lit
Contre elle je m’étais blottie
Soudainement elle me dit

« Tu sais quoi, on a oublié d’ouvrir les cadeaux »
Et je lui répondis : « que déjà j’avais eu le plus beau
D’avoir entendu le cœur de papa battre de nouveau. »
Mais juste avant de m’endormir, j’avais cru entendre des HO HO HO.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Le plus beau cadeau que je me suis fait.

Trois fois aux Philippines que j’avais été
Pendant ces voyages, j’en avais toujours profité
Pour partager un peu ce que j’avais gagné
Durant ma vie durement épargné.

Mon plus beau souvenir, se passait un soir d’été
J’étais assit dans un parc à Pasig City
Et des enfants de la rue y’en avait en quantité
Vous savez ceux qui fouillent dans les poubelles pour manger.

Ce soir là, j’avais décidé de faire deux choses
Car je savais que leurs vies n’étaient pas si roses
J’avais acheté des petites balles et d’autres choses
Et je leurs avais donné pendant que moi je prenais une pause.

Pendant qu’ils jouaient, moi les sandwichs, je les préparais
Pendant que le pain, je tartinais
Avec le pot de beurre d’arachides que j’avais
Pendant qu’eux dans le parc s’amusaient.

Je les avais appelé pour enfin leurs distribuer
Cette collation que j’avais pour eux préparée
Ils s’étaient tous régalés.
De les voir qui souriraient, ça, c’était mon dessert juste à moé.

Un autre soir, j’avais acheté une grappe de bananes au marché
Il en avait treize car je les avais compté
J’étais retourné au même parc où d’aller, j’étais habitué
Et les douze petits du parc, je les avais encore invité.

Une banane à la fois je leur donnais
Et chaque fois en retour un sourire je recevais
À un petit garçon qui devant moi se tenait
À lui aussi une que je lui remettais.

Tous les autres leurs fruits déjà ils l’avaient mangé
Sauf celui qui devant moi que j’avais remarqué
Il ne l’avait pas encore épluchée
C’est alors que je lui avais demandé.

« Pourquoi tu ne manges pas ta banane comme tes amis? »
Subitement, Il l’avait placé sur sa poitrine contre sa chemise salie
« Je la garde pour mon petit frère » qu’il me répondit
Alors je lui ai donné une autre banane juste pour lui.

Ce que ne savait pas le petit bonhomme
Pas plus haut que trois pommes
C’était qu’il venait de donner la plus belle leçon de vie à un homme
Que si un enfant des plus pauvres d’entre les pauvres, en somme.

Était capable de partager, l’unique banane pour manger qu’il avait
Pour la garder pour une personne qu’il aimait.
À partir de ce soir là, ma vie avait changé à tout jamais
Un jour oui, j’y retournerai, ça je vous le promets.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Pour Noël, Nicole avait reçu.

Souvenir d’un Noël d’antan
Que m’avait conté Nicole au restaurant
Il me fait plaisir de prendre ma plume pour un instant
Pour vous écrire le restant.

Elle était dans l’escalier
Et à sa maman elle avait demandé
De l’eau et de dire SVP, elle n’avait pas oublié
Elle ne l’avait pas comprise car trop occupée.

À demi réveillée
Elle avait seulement remarqué
Qu’elle était entrain de quelque chose de repasser
Un tissu de vert coloré.

Dans sa chambre, elle retourna
Et au travers la fenêtre plein de frimas
Les yeux vers le ciel, elle se demanda
Ce que le père noël ce soir lui apportera.

Comme pensionnaire, la pauvreté
Avec eux toute l’année
Ils étaient habitués
De vivre sans rien demander.

En n’oubliant pas de dire merci
Au p’tit Jésus son ami
Finalement elle s’était endormie
Pendant que s’amusaient dans sa tête, ses rêvasseries.

Dans la froideur du matin
Même en ce jour si précieux, pas de câlins
Mais espérant au moins
Que le bas de noël, lui soit plein.

En famille pour déjeuner
Sa maman lui avait demandé
De ses yeux les fermer
Pour un instant, son cadeau lui montrer.

Trop pauvre pour l’emballer
Mais avec son cœur, attentionné
Sa maman avec amour lui avait confectionné
Une robe verte et avec un peu tendresse, lui donner.

Quand ses émotions en dedans restaient
N’empêche quand ce jour à elle, elle pensait
C’était sa façon de lui montrer combien elle l’aimait
Sans toutefois l’étrenner dans ses bras comme elle le méritait.

De tissus taffetas
Comme un rideau, elle enjoliva
Sa journée partout ou elle sera
Heureuse comme une princesse, oui elle la portera.

Comment ne pas remarquer
Cette fillette avec un sourire comme ça ?
Surtout qu’en plus, elle remarqua
Que son bas de Noël était plein jusqu’au ras.

Devant la famille à parader
Sur ses épaules la fierté
Son cœur au chaud resté
Ce doux souvenir à tout jamais en elle habiter.

Avec son regard maternel vers elle dirigé.
Sa mère l’avait dans sa tête imaginée
Contre sa poitrine, son enfant très fort la serrer
Sur son visage, en coin, un sourire qu’elle avait remarqué.

Quand le soir venu dans sa chambre sans éclairage
Dans sa tête sa robe verte en image
Même si la couverture en lainage
La couvrait jusqu’à son visage.

Sous les draps ses petites mains croisées
Ses paupières très fort les fermer
Et au p’tit Jésus, le remercier
De cette belle journée
Qu’elle avait passé.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

À l’ombre des coquelicots.

Du ciel qui tombent
Parmi les femmes et les hommes
Sans arrêt le tonnerre de ces bombes
Tout partout à creuser des tombes.

De sang pour leur pays
Teindre une toile chez l’ennemi
À leur côtés, des amis
Comme sacrifice donné de leurs vies.

Pour l’amour de la liberté
Père et mère derrière eux laissé
Mais sur leur cœur tatoué
Leur étendard le porter avec fierté.

Aux portes de l’enfer.
Les tranchées en terre
Leur sac à dos remplie de misères
Que leur apporte la guerre.

Cette fleur de rouge colorée
Pour un instant leur rappeler
De leur sang ces sols contaminés
Pour vous, par amour versé.

Sur ces terres cicatrisées
De corps endormis pour l’éternité
Malgré la peur en eux infiltrée
Pour votre liberté, la bataille la continuer.

La guerre terminée
Auprès des siens, retourner
Leurs plaies à panser
Ces cauchemars à les hanter.

Toujours à se rappeler
De ces corps aux champs tombés
Entre eux un tapis de rouge tapissé
Mais à son ombre un jour s’y avoir reposé.

Ce souvenir avec lui apporté
En ce mois de novembre toujours à se rappeler
Par compassion avec vous, partager
Ce coquelicot de son sang récolté.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.