Identique de la vie à la mort.

De sa vie, le plus beau cadeau
A été d’avoir eu des jumeaux
Comme ils étaient beaux
Chacun dans leur berceau.

Seule la maman pouvait les différencier
Nus ou habillés
Ils étaient chacun une copie conforme tracée
De l’un ou de l’autre que j’avais remarqué.

À quatre ans par leur père abandonné
Mais le cœur de Micheline pour les couver
Souvent épuisée
Mais par leur sourire souvent réconforté.

Sous la maternelle protection
Et avec beaucoup d’affection
Elle avait pris grand soin de ses deux garçons
Qui demandaient presque sans arrêt de l’affection.

Ils avaient grandis lentement
Toujours ensemble chemin faisant
Mais toujours reconnaissants
Envers leur maman.

Des tours pour tromper
Professeurs ou amis pour s’amuser
Ensemble pour comploter
Mais sans jamais de méchancetés.

Adolescents, la nature en priorité
La pêche surtout à pratiquer
Et dans la construction ensemble travailler
Jamais qu’ils n’auraient pu vivre séparé.

Au quotidien de leur mère s’en occuper
Des fois au restaurent pour souper
Ou une auto achetée
Pour ainsi la remercier.

De jeunes hommes devenus
Même si la vie les avait un peu décousues
Par leurs expériences vécues
Ensemble ils se sont toujours soutenus.

Tout semblait bien allé, jusqu’au jour
Que Serge avait eu une peine d’amour
Même si Marco l’entrelaça de ses bras autour
Il n’y avait rien qu’il pouvait faire pour.

Puis un soir Serge est parti
À une branche, l’âme il rendit
Trop mal en la vie
C’était la façon qu’il avait choisi.

Marco avait dans son être ressenti
Le départ de son meilleur ami
Qui ne l’avait pas à l’avance averti
Et que dire de Micheline en son cœur meurtri.

Comme identiques ils étaient
Marco en dedans beaucoup, il souffrait
À chaque fois que devant une fenêtre il passait
C’était son frère que tout le temps il voyait.

Ils ont été séparés
Pendant deux années
Jusqu’à un soir d’un geste décidé
Son frère aussi s’était suicidé.

De nouveau réunis
De leur maman laissée seule ici
Au quotidien à affronter la vie
Mais un jour confiante de revoir ses petits.

Les jumeaux comme on les appelait
Ont marqué nos vies à tout jamais
Je n’ai jamais dit ce qu’en moi je ressentais
Mais aujourd’hui je peux écrire que je les aimais.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s