Ma première casquette (suite).

Dans les broussailles, des voix que j’entendis
Ils fallaient arrêter de faire du bruit
Pour qu’on ne soit pas surpris
Moi et mon ami.

Étendu de tout mon long, j’apercevais
Entre les branches, deux hommes qui parlaient
Près d’un feu qui fumait
Mais je ne comprenais pas se qu’ils se disaient.

Comme apprenti enquêteur un peu entêté
Je ne savais pas trop par où commencer
Mais je me demandais, qui étaient ces étrangers
En entendant ce secret je devais le garder.

L’un était grand avec des épaules carrées
L’autre plus petit avec des cheveux longs et tressés
Mais tous les deux avaient leurs visages très bronzés
Et en moins de deux, une tente ils avaient monté.

Au travers la toile, je voyais leurs ombres se déplacer
Et dans un français entrecoupé
Le plus vieux a dit, »ce soir s’ils viennent encore, on va tous les tuer’’
Ca pas été long que la côte de peur on l’avait déballé.

Au bureau, à mon père, j’avais tout raconté
Il avait dit  »allons voir ces étrangers’’
Et comme enquêteur, de près je devais le surveiller
Car le monsieur avait vraiment dit tuer.

Moi et mon colley, on a voulu faire nos malins
Nous étions retournés sur le chemin
Et nous avons vu de loin
Mon père à l’étranger, lui serrer la main.

Seul avec les deux étrangers
Mon père dans la tente était entré
Mon chien s’était mis à japper
Pour sûrement le protéger.

Tous les trois de la tente ils sont sortis
Et mon père, se tenir près de lui
Pour me présenter à ses amis
C’était des indiens Cree.

L’un d’eux me dit  »tu as donc bien grandi depuis l’été dernier’’
Quoi, vous me connaissez ?
 »Bien sure, tout le monde vous connait toi et Lucky’’
Ma calotte je ne cessais à gauche et à droite de la placer.

Le plus jeune a dit  »O.K. on peut entrer, ils sont tous morts’’
Et ils s’étaient tous mit à rire très fort
Mais moi j’avais des frissons partout sur mon corps
L’enquêteur en moi, à me questionner encore et encore.

Une chance que mon père et Lucky étaient là
Car moi je ne comprenais vraiment pas
Que quelqu’un allait être tué pendant qu’eux riaient aux éclats
Et c’était à cet instant que le plus vieux m’expliqua.

 »Hier soir nous avons dormi sous le ciel étoilé
Et nous avons été attaqués par des maringouins affamés
Toute la nuit ils nous avaient gardés éveillés
Car autour de nous ils étaient des milliers’’

 »Donc aujourd’hui, la tente on l’a monté
On a mit des feuilles sur le feu pour les tuer
Et ce soir on va pouvoir dormir et même ronfler
Sans se faire déranger.’’

Dire que moi l’enquêteur pas trop chevronné
Avait pensé que quelqu’un allais être tué
Une chance que mon père m’avait écouté
Car ces amis je ne les aurais jamais rencontrés.

Avant de me coucher
Mon père m’avait félicité
De lui avoir mon enquête divulguée
Et qu’à l’avenir de la maison, ne pas trop nous en éloigner.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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