La chandelle et le chandelier.

Je devais avoir six ans autour
Quand chez elle j’allais, sans détour
Pour l’aider à faire avec amour
Sans rien lui demander en retour.

Madame Bergeron était dans l’âme une artiste
Sur le papier des noms d’écrit sur sa liste
En ce domaine, c’était elle la spécialiste
En plus elle voulait toujours que je l’assiste.

Sur le poêle les chaudrons placés
Sur la table un bloc de cire compacté
Dans l’autre paquet de la mèche enroulée
Et de la peinture en ordre bien placée.

Au doigt, je devais l’écouter
Car j’avais une grande responsabilité
Celle de l’assister
J’aimais en elle voir l’artiste créer.

Pour commencer
Le poêle, il fallait l’allumer
Elle me demandait du gros bloc de lui donner
Et dans le chaudron elle l’avait placé.

Sur la chaise, j’étais bien concentré
Avec mes grands yeux, j’étais étonné
Et dans ma tête à me demander
Ce qu’elle allait confectionner.

Elle me demanda ceci
Et je lui remis
Elle me demanda cela
Et voilà.

Le grand tube de verre, elle me demandait
Avec grand soin je lui remettais
En douceur dedans elle versait
Et sur le comptoir elle le plaçait.

Le temps un peu de refroidir
Dans ma main une grande mèche à tenir
Debout au centre du verre pour un peu la raidir
Pendant qu’à deux mains elle y mettait la cire.

Durant tout ce temps elle me parlait
Comment à l’école, j’allais
Et si aux vacances hâte, j’avais
Car Noël à grand pas bientôt à nos portes sonnerait.

Pendant ce temps avec attention à modeler
Et de la peinture dessus pour décorer
Et de la finition fait de linge autour la coller
Pour terminer sur la tête une petite boucle dorée.

À toutes les fois que je l’avais aidé
Elle en usinait plus d’une dizaine par soirée
Et pendant les journées
Les dames venaient chez elle pour en acheter.

Un jour elle m’avait dit ceci
‘’ Renay, je voudrais que demain, à six heure que tu sois ici’’
‘’ Oui Madame Bergeron ‘’ que je lui répondis
Et juste avant de partir, un grand sourire qu’elle me fit.

Comme j’étais un petit garçon de parole et d’honneur
Le lendemain, présent sur son perron à l’heure
Elle m’ouvrit la porte, wow qu’elle belle odeur
On aurait dit que partout il y’avait des fleurs.

Mais aucunes de celles-ci que j’avais constaté
Juste une chandelle sur la table allumée
Et à elle seule, la maison en était toute parfumée
D’un arôme que je ne pourrais jamais de ma vie oublier

Ce soir là, comme un signe d’amitié
De bien l’avoir, des soirées assistées
Un Quick au chocolat me préparer
Avec des toasts et mes confitures préférées.

Pendant qu’elle continuait à me parler
Dans sa chambre un instant elle était allée
Quand elle en ressorti, une boîte qu’elle m’avait donné
C’était un cadeau pour me remercier.

De l’avoir assisté
Qu’à toutes les fois son secret avec moi partagé
Sans jamais en retour à personne le divulguer
Et je crois que ca,  elle l’avait grandement apprécié.

Elle me dit ’’Joyeux Noel, Renay’’
Rendu chez moi j’avais ouvert la boîte avec grand soin enveloppée
Et dedans il y’a avait une chandelle et un chandelier
Pour moi seul avec amour de ses mains modelées.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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