Mon étang

Presqu’à tous les jours à partir du printemps
J’allais à mon étang
J’étais sur que ces habitants
Le savaient que je n’étais qu’un enfant.

Le matin quand le vent lentement soufflait
Je remarquais que les quenouilles valsaient
Et dans l’eau quand je regardais
Des centaines de têtards à nager se pratiquaient.

Une de mes premières découvertes
C’était cette petite grenouille toute verte
Que j’avais attrapé avec mon nette
Juste à côté de la petite calvette.

Je l’avais remise tout de suite dans l’eau un peu grise
Après lui avoir donné une toute petite bise
Très vite elle était partie avant que je lui dise
Que sa cousine était chez nous, sous notre remise.

Une libellule sur une branche se laissait bercer
Tandis que plusieurs bestioles s’amusaient à la taquiner
Une ranatre avec ses six pattes bien comptées
Se préparait à jouer un mauvais tour à une araignée.

Il y’ avait aussi une gang bien organisée
À laquelle, il ne fallait pas s’y frotter
Quand dans ton coin elle passait, tous en étaient apeurés
C’étaient les méchants barbots, de noir toujours habillés.

Un soir à une chorale au marais
Je regardais avec attention car près d’eux, j’y étais
La première partie qu’ils présentaient
C’était les crapauds qui en cœur croassaient.

La deuxième partie du spectacle était la danse rythmée
Du patinage artistique sur l’eau à dessiner
Des dessins que seulement moi je pouvais imaginés
Ces demoiselles avec de longues pattes me l’avaient présenté.

Même des jeux de lumières avaient été pensés
C’était les mouches à feu qui l’avaient préparé
Beaucoup de lumières colorées clignotaient sans arrêter
Car par milliers elles y avaient participé.

À cette fête tous ces habitants se rencontraient
Que même les roseaux contents de les voir, les saluaient
Aussi la gang de barbots, un set carré à leurs pieds dansaient
Sur les sons que les maringouins en passant près d’eux  jouaient.

À toutes les semaines il y avait des représentations
Quand je n’étais pas en punition
J’y venais comme de raison
Car ce n’était pas trop loin de notre maison.

Que s’était, soit le matin ou en soirée
Que je me présentais pour les visiter
Jamais je ne m’étais tanné
Car pour moi ce monde était magique et enchanté.

Par une journée de septembre un vent froid du nord arrivait
Plusieurs partaient dans des lieux gardés secrets
Et que d’autres dans des trous, se cachaient
Car en plus cette journée,  fort il pleuvait.

On dirait que soudainement tout s’arrêtait
Les habitants n’organisaient plus de fête dans le marais
Car ils le savaient tous,  que l’automne s’apprêtait
À devenir ici,  le roi et maître quand l’été partait.

Mais moi, mes amis je ne vous laisserai pas tombé
Je viendrai ici une fois que tout sera complètement gelé
Et la neige accumulée, je vais la pelleter
Et sur la glace un spectacle je vous donnerai.

Des fois avec mes amis, je viendrai
Pour vous montrer
Une partie de hockey
Car tout comme vous des fois on aime bien s’amuser.

Aussi on fera un fort de neige pour vous protéger
un bonhomme de neige gardien, pour le marais le surveiller
une prison qu’on fera pour enfermer
un jeune qui voudrait sans ma permission ici s’y aventurer.

Merci et milles fois merci
Pour tous ces événements gratuits
Que vous m’avez présentés ici
Dans votre petit paradis.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Dessin © Copyright 2016 Jay-pyrogravure, tous droits réservés.

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