La valise de souvenirs

Quand j’étais jeune, j’étais toujours aventurier
Une fois, j’avais découvert une valise bien cachée
au sous-sol derrière des boîtes bien empilées
la chasse aux trésors c’était mon passe-temps préféré.

Dans la chambre sans trop de luminosité
Sur le plancher de ciment, je l’avais déposé
j’avais eu de besoin de toutes mes force pour la lever.
Lourde de quoi? je ne pouvais pas deviner juste à la regarder.

En plus d’être pesante, elle était froide, que j’avais remarqué.
Des poussières et des toiles d’araignées s’y étaient invités.
Ça devait être normal, après tout ce temps enfermée et isolée
mais pour moi, cela avait été ma découverte de cette année.

L’appétit de ma curiosité toujours en moi grandissante
faisait que chacune de mes aventures était palpitante
quand des papillons,  je les sentais dans mon ventre
cela voulait dire que pour moi, était fini l’attente.

Fini de me demander
qu’est-ce qu’elle peut bien cachée
la valise que je venais de trouver
et que s’était le temps de l’ouvrir, que j’avais décidé.

Un sourire en coin et mes yeux grands ouverts
m’assistaient quand enfin je levais le couvert
ce que je voyais, avait faillit me jeter par terre
des lettres et des cahiers tous mêlés,  je ne pouvais pas y croire.

Il y avait un ou deux cahiers de recettes
quelques cahiers de chansons aux oubliettes
et des lettres et des lettres
adressées à mon père et ma mère depuis belle lurette.

J’en avais lu tellement, que mes yeux n’en pouvaient plus
mais sur l’entrefaite, s’il aurait fallu
que mon père me voyait, j’aurais été foutu
mais si ça aurait été ma mère, m’en sortir j’aurais pu.

Dans certains cahiers, s’étaient des chansons
toutes écrites à la main comme de raison
j’étais capable de les lire, moi le petit garçon
parce qu’elles étaient bien écrites de toutes façon.

Mais pour les cahiers de recettes
comme ça n’étaient pas une de mes facettes
je les avais placé sous la pile de lettres
qui les avaient recouvert, un peu comme sous une douillette.

Mais les lettres étaient entassées sous la pile de cahiers
avaient été selon moi écrite avec du papier parfumé
car je pouvais humer l’odeur de ses mots déposés
avec beaucoup de tendresse sur ses lignes dorées.

Deux à trois pages par enveloppe bien cachetée
collée dans son coin droit avec un timbre de sa majesté
Ces échanges de courtoisies qu’ils s’étaient partagés
leurs permettaient d’avoir la force de persévérer.

Le jour qu’ils s’étaient séparés
j’aurais dû prendre le temps de leur renvoyer
leurs lettres une à la fois bien cachetées
en espérant qu’ils puissent se rappeler.

De ces moments déjà tendrement à s’aimer
de ces moments qu’ils ne pourront jamais oublier
de ces moments à toujours leur rappeler
que c’était moi qui avait trouvé leurs trésors bien cachés.

Après avoir fouiné pendant quelques temps
dans la valise de souvenirs de mes parents
j’étais et je suis encore bien content
de savoir, qu’ils étaient comme ça auparavant.

Depuis plus de six décennies
la famille s’était de plus en plus agrandie
et on n’a pas encore fini
d’en écrire des récits
qui un jour feront partie du résumé de ma vie.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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