Le flocon et la petite lueur

Par un soir d’hiver frisquet
Seul avec son colley écossais
Près du lampadaire pour s’amuser
À regarder leurs ombres bouger.

En fixant le ciel nuageux
Mêlé de neige qui tournait autour d’eux
L’enfant avait remarqué
Avec un regard tout étonné.

Ce flocon de neige tout blanc
Qui lentement en descendant
Semblait se diriger
Comme pour aller le rencontrer.

Sur le bout de ses pieds
Un bras vers le ciel, il avait étiré
Comme pour attraper
Ce flocon qui ne cessait de valser.

Soudain, le vent s’apaisât
Et le chapeau de la lumière se figea
Dans un grand silence
Avec un peu, le temps en patience.

Cette petite touffe de neige finalement atterrit
Sur son manteau de laine tout gris
Le petit semblait si émerveillé
Devant cette beauté toute immaculée.

Cette création était bien dessinée
Avec six larges pattes blanches et fléchées
Et une fine glace transparente
En son centre.

Il le trouva tellement beau
Qu’il le mit dans sa poche de manteau
Et il courait vers la maison
Pour à ses parents le montrer, comme de raison.

Quand à destination, il arriva
Dans sa poche, il fouilla
Mais le petit flocon avait disparu
Mais lui, ne savait pas qu’il avait fondu.

De le voir avec ses joues rosées
D’un air peiné, essayé d’expliquer
Avec ses mitaines toutes gelées
Son aventure de la soirée.

Sa maman l’écoutât avec attention
Il parlait tellement vite le petit garçon
Que ces mots semblaient allés dans toutes les directions
Pendant qu’elle lui ôtait son manteau et son pantalon.

Il essayait du mieux qu’il le pouvait à sa mère d’expliquer
Comment il l’avait attrapé
Et comment beau, il était
Et comment il était fait.

Il remarqua dans les yeux de sa maman
Et cessa de parler soudainement
Avec ses petits doigts encore froid
Et sans trop être maladroit.

Il leva une paupière
Comme pour avoir plus de lumière
Ça prit un petit moment
Pour bien voir sur l’œil de sa maman.

Ce dessein qui le garda bouche bée
Car le flocon qu’il avait attrapé
Ressemblait à l’image de ses yeux
Mais qu’au lieu.

Du cristal au centre du flocon
C’était une petite lueur qui de toute façon
Attirait son attention
Et comme de raison, il avait une question.

« C’est quoi cette petite lumière dans tes yeux? »
Elle lui répondit « que tu comprendras quand tu seras plus vieux »
Près de soixante ans plus tard,
Le petit garçon devenu presque vieillard.

Avait comprit que même les yeux fermés
Cette petite lueur pour l’éternité
Restera à tout jamais dans sa mémoire gravée
Car d’amour, elle l’avait comblé sans en retour rien demander.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s