Ma cousine et sa bête.

Sur la selle de sa jument d’acier
Ses deux mains bien placées
Sur les rênes de métal chromé
Afin de bien amadouer
La bête pour ne pas l’échapper.
 
Un pied dans l’étrier
Et l’autre prêt à l’éperonner
Car le moment de s’évader
pour enfin prendre une bouffée
Était enfin arrivée.
 
Son but du jour qui venait de se lever
Un point à l’horizon dans sa tête était bien marqué.
De faire le même trajet que son cousin depuis grisonné
durant sa jeunesse endiablée
Il y’a de cela quelques années.
 
Pendant la randonnée
Quelques regards rapides dans les miroirs de chaque côtés
Pour voir les lignes jaunes pas trop dorées
Qui disparaissaient sous sa monture bien ajustée
Sous des pas de plus en plus en accéléré.
 
Sa chevelure au vent qui semblait valser
Au rythme du moteur compressé
Pendant qu’elle était entrain de décompresser
Elle avait laissé à la maison bien barrée
Ses problèmes de la semaine qui venait de passer.
 
Des paysages à l’infini rencontrés
Durant cette évasion planifiée
Pour lui rappeler
Ce que le Dieu avait créé
Pour elle, son enfant adoré.
 
Afin que son esprit
Enfin puisse prendre le temps de le remercier
D’avoir cette liberté
De s’évader et s’émerveiller
Comme un enfant qui apprenait à marcher.
 
Fini de rêver
Enfin elle était comme une femme libérée
De son quotidien routinier
Pour qu’enfin se retrouve
Avec cette paix depuis longtemps désirée.
 
La jument bien dressée
Aux pas de trots sans trop lui demander
À l’ombre de la montagne enchantée
toujours à galoper
Ses yeux ne cessent de contempler.
 
Ses iris ne cessaient de s’ajuster
À la vue de ces champs à l’infini colorés
Pour que son ange en ce jour de congé
Puisse enfin prendre le temps de louer
L’artiste qui les avait créé.
 
la forêt à ses yeux semblait se dérober
Près de la rivière serpenté
Les animaux la regardaient passer
Mais avec son sourire de femme enjoué
C’était sa façon de les saluer.
 
Près de l’orée
Une pause bien méritée
En même temps qu’elle à ses côtés
Un papillon sur sa main s’était posé
Pendant que se fermaient ses ailes pour un peu se reposer.
 
C’est alors que l’insecte lui a doucement chuchoté
‘‘ Que Dieu ne l’avait jamais laissé tomber
Car d’ailleurs,  pour toi cette peinture il l’avait dessiné
Parce qu’il savait que tu y viendrais un jour pour te reposer
Et qu’ici avec moi tu seras attablé  ».
 
 » Et que pour l’éternité
Toujours à tes côtés
Il ne cessera de t’aimer
Parce que pour lui tu es un cadeau désiré
Car à son image il t’avait modelé.
 
Mais une chose venait un peu la taquiner
C’est alors que Manouchka haute de ses cinq pieds
Les bras vers le ciel levés
À Dieu, elle lui avait demandé
‘‘pourquoi, son cousin ne l’avait pas accompagné  ».
 
C’est alors que le vent à elle s’était adressé,
 » Mais c’est lui qui avait tracé
Cet itinéraire enchanté
Et qu’il savait que parfois seule avec ta bête que tu avais dressée
Tu devras être, pour enfin la vie, la contempler
Mais qu’avec toi en pensée
Il était bien là à tes côtés
Pendant que lui au Tim entrain de prendre son café
Et de faire des mots croisés ».
 
RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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