Ma première rencontre.

Ça faisait longtemps
Qu’on attendait ce moment
C’était pour nous deux, un jour très important
D’enfin se retrouver seuls, on était impatient.

Il a fallu attendre jusqu’au congé des fêtes
Mais au jour du solstice d’hiver, enfin tête à tête
À l’horizon se pointait une tempête
Ça n’était pas le temps pour une soirée champêtre.

Pour moi,
C’était la première fois
Que nu devant une femme je me retrouvais, je crois…
J’étais un peu gêné, cela va de soi.

Elle n’avait que 19 printemps
Mais c’était pour nous un peu gênant
Car on était tous les deux débutants
Mais fallait le faire comme des grands.

Étendue face à face, se regardant
Nos corps entre eux, se touchant
Mes mains sur son corps, hypocritement
S’agrippaient difficilement.

Dans son regard, j’avais remarqué
Que pour la vie, on allait s’aimer
Elle m’avait tout partout embrassé
En retour, un petit sourire que je lui avais donné.

Je m’étais endormi, les poings fermés
Je ne pouvais même pas un instant même rêvasser
Car toute la nuit elle ne cessait de bouger
Car elle était toujours près de moi et sûrement éveillée.

Entre les draps un peu froids
Blotti contre son chemisier de soie
Elle était toujours collée contre moi
Que je pouvais même sentir sa joie.

Elle me caressait
En me disant comment beau, j’étais
pendant ce temps là, moi je me pratiquais
Mes mains à son sein, s’agrippaient

Tandis que ma bouche grande ouverte
Venait de faire une autre découverte
J’avais vraiment chaud, elle a du ôter la couverte
Car au travail, il fallait que je m’y mette.

Allongé sur son corps
Tout chaud encore
Elle ne cessait de me dire, combien elle m’adore
Je sentais qu’elle avait besoin d’un homme fort.

Soudainement une dame habillée
De blanc s’était présentée
Elle non plus de moi ne pouvait résister
Car elle ne cessait des becs de m’en donner.

Quelle belle première nuit pour elle à se rappeler
Qu’ensemble on avait passé
Au quatrième étage dans la chambre dans un coin isolé
De l’hôpital St-Sauveur, où je suis né.

De moi toujours grand soin elle prenait
Pendant que moi lentement, je grandissais
Dans la petite maison qu’on habitait
Une petite famille déjà on formait.

Depuis notre première soirée
Des années et des années
Se sont écoulées dans le creux du sablier
Mais jamais elle ne pourra l’oublier.

Tant de souvenirs depuis
À s’accumuler dans le grenier de nos vies
Maman, je voudrais encore te dire Merci
D’avoir été et être encore présente dans ma vie.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

4 réflexions sur « Ma première rencontre. »

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