Ne jamais oublier malgré…

Quand près d’elle, il s’approchait
Des larmes sur ses joues coulaient
De savoir que toujours dans son monde, seule elle était
Dans son cœur d’homme, cela l’attristait.

Sans visite outre de celui qui l’aidait
Ça n’était pas de la pitié, qu’elle demandait
Juste son sourire, elle aimait
Entendre un bonjour, cela lui plaisait.

Seule dans sa chambre, de notre monde isolé
Devant la fenêtre dehors à fixer
Du matin au soir, sans rien demander
Et à personne elle n’osait parler.

Oublié là-haut à l’étage
Dans ses pensées entremêlées de nuages
Depuis longtemps évadé de son corps, le courage
De crier à l’aide vers son entourage.

Comme un film entrecoupé
Ses souvenirs saccadés
À essayer de les rembobiner
Comme l’histoire d’une orpheline à la crèche abandonnée.

Dans son monde où les soucis
De son quotidien n’en faisaient plus partis
Dans la pénombre de la fin se sa vie
Son passé ne l’avait jamais suivi.

Au cœur de l’univers de l’oubli
Où tout dans sa tête lui était permis
De jouer comme dans sa jeunesse avec des amies
Sans savoir qui à côté d’elle était assit.

De se sentir si impuissant
Perdu dans cette espace-temps
L’homme se demandant
Si elle n’était pas dans un autre monde, en attendant?

Des années déjà passées
Tout ce temps lentement de lui s’éloigner
Sans jamais pour une dernière fois,  vers lui se retourner
Ou de savoir qu’une larme venait de tomber.

Jamais il ne l’aurait volontairement à l’hospice transféré
Sans son bien être entre bonne main laissé
Car au fil du temps à terre trop épuisé
Malgré la volonté longtemps à essayer.

Il n’avait jamais blessé ni personne tué
Pourtant il était comme emprisonné
Dans sa cellule auprès d’elle à l’accompagner
Sur la ligne verte dans sa tête bien marquée.

Dans son monde esseulé
Même si parfois à se demander
Si au paradis de son vivant, elle était allée
et si avant son âme, elle pouvait y entrer?

Malgré à tous les matins dans un vase pour y déposer
Une fleur pour sa chambre pour un peu l’enjoliver
Comme dans leur vie d’auparavant à écouter
Les tics tacs du temps sans jamais les compter.

À tous les jours présents à ses côtés
Sans pour un instant jamais ne désespérer
Se rappelant de sa promesse déjà prononcée
Jusqu’à la mort de toujours l’aimer.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés

Ma cousine et sa bête.

Sur la selle de sa jument d’acier
Ses deux mains bien placées
Sur les rênes de métal chromé
Afin de bien amadouer
La bête pour ne pas l’échapper.
 
Un pied dans l’étrier
Et l’autre prêt à l’éperonner
Car le moment de s’évader
pour enfin prendre une bouffée
Était enfin arrivée.
 
Son but du jour qui venait de se lever
Un point à l’horizon dans sa tête était bien marqué.
De faire le même trajet que son cousin depuis grisonné
durant sa jeunesse endiablée
Il y’a de cela quelques années.
 
Pendant la randonnée
Quelques regards rapides dans les miroirs de chaque côtés
Pour voir les lignes jaunes pas trop dorées
Qui disparaissaient sous sa monture bien ajustée
Sous des pas de plus en plus en accéléré.
 
Sa chevelure au vent qui semblait valser
Au rythme du moteur compressé
Pendant qu’elle était entrain de décompresser
Elle avait laissé à la maison bien barrée
Ses problèmes de la semaine qui venait de passer.
 
Des paysages à l’infini rencontrés
Durant cette évasion planifiée
Pour lui rappeler
Ce que le Dieu avait créé
Pour elle, son enfant adoré.
 
Afin que son esprit
Enfin puisse prendre le temps de le remercier
D’avoir cette liberté
De s’évader et s’émerveiller
Comme un enfant qui apprenait à marcher.
 
Fini de rêver
Enfin elle était comme une femme libérée
De son quotidien routinier
Pour qu’enfin se retrouve
Avec cette paix depuis longtemps désirée.
 
La jument bien dressée
Aux pas de trots sans trop lui demander
À l’ombre de la montagne enchantée
toujours à galoper
Ses yeux ne cessent de contempler.
 
Ses iris ne cessaient de s’ajuster
À la vue de ces champs à l’infini colorés
Pour que son ange en ce jour de congé
Puisse enfin prendre le temps de louer
L’artiste qui les avait créé.
 
la forêt à ses yeux semblait se dérober
Près de la rivière serpenté
Les animaux la regardaient passer
Mais avec son sourire de femme enjoué
C’était sa façon de les saluer.
 
Près de l’orée
Une pause bien méritée
En même temps qu’elle à ses côtés
Un papillon sur sa main s’était posé
Pendant que se fermaient ses ailes pour un peu se reposer.
 
C’est alors que l’insecte lui a doucement chuchoté
‘‘ Que Dieu ne l’avait jamais laissé tomber
Car d’ailleurs,  pour toi cette peinture il l’avait dessiné
Parce qu’il savait que tu y viendrais un jour pour te reposer
Et qu’ici avec moi tu seras attablé  ».
 
 » Et que pour l’éternité
Toujours à tes côtés
Il ne cessera de t’aimer
Parce que pour lui tu es un cadeau désiré
Car à son image il t’avait modelé.
 
Mais une chose venait un peu la taquiner
C’est alors que Manouchka haute de ses cinq pieds
Les bras vers le ciel levés
À Dieu, elle lui avait demandé
‘‘pourquoi, son cousin ne l’avait pas accompagné  ».
 
C’est alors que le vent à elle s’était adressé,
 » Mais c’est lui qui avait tracé
Cet itinéraire enchanté
Et qu’il savait que parfois seule avec ta bête que tu avais dressée
Tu devras être, pour enfin la vie, la contempler
Mais qu’avec toi en pensée
Il était bien là à tes côtés
Pendant que lui au Tim entrain de prendre son café
Et de faire des mots croisés ».
 
RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Le lampadaire

Accroché à la cornée
Du garage isolé
Avec son long cou tout courbé
Et que dire de son poteau un peu rouillé.

Avec son éclairage un peu jauni
Par le temps un peu vieilli
À son poste toutes les nuits
C’était la seule lumière ici.

À cause du vent qui le faisait danser
Les ombres ne cessaient de bouger
J’essayais de les attraper
Mais c’était impossible, mille fois j’avais essayé.

Il en avait vu des choses depuis des années
À faire le guet, ici accroché
Et des hommes du chantier
Il en avait dépanné.

Des fois le bûcheron venait ici
Pour réparer sa scie
D’autre fois c’était le mécanicien tout sali
Qui travaillait sur le tracteur de la compagnie.

Une autre fois et je sais qu’il s’en souvient
J’étais ici avec mon chien
Dans l’entonnoir de sa lumière et qu’on voyait si bien
nous faire des clins d’œil pour des riens.

Quelque soit la température qu’il faisait
Moi c’était l’hiver que je préférais
Je venais ici pour voir les gros flocons qui tombaient
Et avec mes mitaines de laine, des attraper, j’essayais.

Une fois j’étais malade et je n’avais pas pu y aller
De la fenêtre je l’avais regardé
Mais je ne savais pas ce qu’il s’était passé
Cette nuit là, il avait cessé d’éclairer.

Le lendemain un monsieur avait grimpé là-haut
Dans une échelle avec beaucoup de barreaux
Accoté sur le poteau
Avec une boîte plein de morceaux.

Quand il était redescendu il m’avait sourit
à voir la lueur dans mes yeux il savait que j’avais compris
Dans l’après-midi
J’avais été voir mon père pour lui dire merci.

Et le soir venu
La lumière comme par magie était réapparue
Moi et mon chien seul dans la grande rue
Jusqu’au lampadaire on avait couru.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Expo 1967

J’avais dix ans
Quand avec mes parents
Pour la première fois visitant
Le résultat de milliers de travailleurs aux cœurs vaillants.

Entre ciel et terre
D’au loin de les voir, j’étais fière
Au dessus de l’Île, flottaient librement à l’air
Les portes étendards de nos frères.

Soixante et un pays pour un temps
À nous présenter du folklore en passant
Par des festivités pour les grands
À des jeux pour les enfants.

Tous avaient les yeux grands ouverts
Pour essayer de tout voir
Mais presque impossible, car à tous les soirs
Des artisans du monde entier à nous émouvoir.

Des artistes de ces nations à nous présenter
Leurs us et coutumes avec beaucoup d’habilité
L’histoire de chacun ici résumée
Vêtus de costumes avec amour sur mesure taillés.

Ces couleurs rayonnantes en liberté
Sur nos planches à nous présenter
La conjugaison du verbe aimé
Au temps présent pour nous rappeler.

Que la fête pour longtemps va continuer
Car dans nos cœurs pour toujours gravé
Ces échanges culturels qui nous ont rappelé
Du sens profond des mots ‘’ Peace and Love’’ souvent chantés.

Je n’étais qu’un jeune garçon
Qui a vu de ses yeux tous ces pavillons
Qui me donnaient ici en dedans des papillons
À causes de ces hommes et de leurs visions.

Le temps d’une paix en cette saison
À toujours me souvenir de cette évasion
Avant qu’au collège en pension
Que moi et Michel nous allions.

L’expo soixante et sept
Aura été pour moi la plus grande découverte
De voir le monde sous toutes ces facettes
Pour la compréhension des différences, c’était la recette.

Tant qu’au mini-rail à nous faire visiter
La plus grande foire de ce temps organisée
De voir des gens de toutes les nationalités
Entre eux tous se respecter.

C’était grandiose et impressionnant
De voir tous ces sourires parmi les gens
Les grands devenus petits pour un instant
Et pour nous c’était comme être au pays des géants.

Quel beau souvenir estival
Qu’un jour en passant par Montréal
D’avoir vu ce grandiose festival
Pour nos yeux s’était comme un régal.

Cinquante années
Depuis passées
Mais toujours à me rappeler
De cette grande fête pour la terre entière organisée.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés

Le 26 Août c’est la fête de…

Trois femmes de ma vie
À m’accompagner malgré les soucis
En pensée ou à mes côtés jusqu’ici
Je vous les présente en commençant par celle-ci..

Ma grand-mère paternelle, Rose-Aimé
À côté de son Jos, enterré
Au paradis pour l’éternité
En paix puisse son âme reposée.

Petite et mince mais toujours enjouée
Du piano elle pouvait en jouer
Des notes encore s’en rappeler
Même à son centième bien sonné.

Mais à partir de cent quatre ans
Dans mes souvenirs encore vivants
Je la voie toujours me saluant
Une pause de ma vie me rappelant.

La deuxième femme de ma vie
Ma maman, qui toujours me sourit
Ou que de beaux mots sans juger, elle me dit
Simplicité est le mot qui le mieux, la décrit.

De ma vie
Elle en a toujours fait partie
Quatre vingt ans avec ses cheveux gris
De l’avoir encore à mes côtés, chanceux que je suis.

Elle demeure loin
Mais malgré la distance, sur FB un bonjour en passant
Ou avec le téléphone, prendre un peu de mon temps
Pour encore entendre sa voix comme un enfant.

Que de beaux souvenirs en commun nous avons
Elle m’a toujours traité comme son petit garçon
Même si depuis longtemps, j’ai l’âge de raison
Par respect, je lui laisserai toujours avoir raison.

C’est aussi la fête de celle à qui je ne peux jamais dire non
Rose, douce comme son prénom
Toute petite mais attention
À ses épines, sinon.

Ensemble nous nous complétons
On partage tout ce que nous avons
De la blesser, je dois faire attention
Car elle est sensible comme une Rose en floraison.

La décrire
Les mots je dois bien les choisir
Car elle a un grand cœur, pour tout vous dire
Et c’est pourquoi toujours je l’admire.

Ces trois femmes sur mon chemin rencontrées
Toutes présentent dans ma vie pour témoigner
De l’attachement comme un cordon natté
En trois parties ensemble bien nouées.

On peut comme une tresse, les séparer
Mais la chevelure toujours la même pour habiller
La coiffure parfois différemment la brosser
Car chacun des cheveux forme cette unité.

Enraciné dans la profondeur de mon âme, jusqu’ici
Je n’ai jamais le temps vraiment prit
De leur dire Merci
De ma vie d’en faire parti.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Perdre un ami

En même temps, que je te pleure
Elle est là, en moi la douleur
Qui s’était invité en mon cœur
Quand était arrivé ce triste malheur.

Juste à penser au geste que tu avais choisi
Sans penser à ta famille et tes amis
Tu le savais qu’un seul appel aurait suffit
Probablement que tu as pensé, que c’était mieux ainsi.

Le matin que ta femme t’a trouvé
Dans le garage à la poutre accroché
Son monde a complètement chaviré
Et moi, j’étais entièrement renversé.

Quand  la nouvelle elle me l’avait annoncé
Elle m’avait dit ‘’ pas question de l’enterrer
Tant que tu ne seras pas arrivé, Renay’’
J’y étais allé, pour les supporter.

Juste à penser que tu étais déjà parti
Sans me dire (A plus) à moi, ton ami
Me laissant seul ainsi
Dans tout mon corps la rage m’avait envahi.

Des souvenirs par milliers sauvegardés
Dans ma mémoire à l’infini plein de G
Et qu’un jour je vais partager
Mais avant, je dois encore te pleurer.

Cette douleur qui va et vient dans mes veines
Qui enveloppe mes pensées qui depuis sont vaines
Oui j’en ai eu et j’en aurai, des pleurs et de la peine
Avant que je réalise et comprenne.

Que pour l’éternité on va rester ami
Même si dans l’au delà d’y aller, tu as choisi
Pendant que moi, je suis encore ici
À revivre tous ces moments passés, en moi et pour la vie.

Je dois vivre ce deuil, en attendant
Que ce mal qui me ronge, ici en dedans
Puisse un jour lever sa voile face au vent
Pour que vienne vers moi avec le temps.

La paix et la sérénité
pour que dans mon cœur un jour, je puisse accepter
L’incompréhension de ton départ précipité
Seuls les souvenirs de notre amitié
en moi seront gravés pour l’éternité.

Même après toutes ces années
Encore parfois,  je dois m’isoler
Pour encore, à toi penser
Avant de continuer.

Ces souvenirs en cadeaux que tu m’as laissés
Jamais je ne pourrai les oublier
car ils ont fait partis de ma vie passée
et comme mes ombres, ils ne pourront s’évader.

Mais aucun jugement, je ne ferai
Mon chemin, avant de le continuer
En guise de notre amitié
Te dire merci, Pierre pour ce bout de chemin fait à mes côtés.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Une ville sous la roche.

Dans un petit sentier
Moi et Lucky
On marchait sans trop se presser
Tout en regardant dans tous les cotés.

Dès notre arrivée
Près d’un rosier
On avait vu par milliers
Des papillons s’envoler.

Des oiseaux entre-eux, entrain de placoter
Là-haut, sur les branches des Peupliers
Semblaient se demander
Qu’est-ce qu’on faisait dans leur sentier ?

Entre les quenouilles j’avais remarqué
Un hibou qui était bien agrippé
Sur un arbre depuis longtemps tombé
Nous nous étions un instant arrêtés.

Ses paupières lentement se fermaient
Mais toujours il s’accrochait
Sur cet arbre qui penchait
Vers le marais qui puait.

Les oiseaux, très forts s’étaient mit à chanter
Et je crois que cela l’avait réveillé
Deux ou trois hou hou qu’il avait crié
Et les oiseaux, s’étaient tous envolés.

Je pense qu’il voulait se reposer
Parce que toute la nuit il avait travaillé
Et qu’il n’avait que la journée
Pour se reposer.

Moi et mon colley, sans faire trop de bruits
Parce qu’on était vraiment près de lui
On avait dégarpi
car on ne voulait pas le déranger pour sa nuit.

Soudainement sous un tas de feuilles pourries.
J’avais vu une toute petite souris
Qui me semblait vraiment mal prit
Parce qu’une couleuvre de vert et de gris.

S’approchait d’elle lentement
Toujours en rampant
Jusqu’à l’instant
Que mon pied je l’avais placé devant.

La souris était déjà partie
Je pense que je lui avais sauvé la vie
Mais avec mes yeux, la couleuvre je l’avais suivi
Et sous une roche, elle s’était trouvée un abri.

J’étais intrigué,
Car sous une roche elle s’était invitée
Sur un tas de feuilles trempées
Un bâton que j’avais trouvé.

Avec cette branche toute croche
J’avais décidé de lever la roche
Dans un coin il y avait comme une petite poche
Il a fallu qu’un peu je force.

Ensuite avec mes deux petites mains habituées
Lentement je l’ai soulevé
Ensuite je l’ai retourné
Sur le côté.

La couleuvre n’y était plus
Elle avait tout d’un coup disparue
Mais de partir, je ne l’avais pas vu
J’étais vraiment déçu.

Mais au lieu, j’avais trouvé qu’il y avait plein de vies
Des bestioles de toutes sortes et même des fourmis
Qui marchaient dans tous les sens, j’étais surpris
De voir que je n’entendais aucun bruit.

Ça ressemblait à une petite ville sur du gazon
Sur l’heure de pointe mais sans klaxon.
Mais pour moi le petit garçon
C’était la vie qui encore me donnait une leçon.

‘‘Wow » que j’ai dit à Lucky
Quand j’avais remarqué
Pour la première fois depuis que j’étais né
Un mille pattes vert devant mon doigt s’était arrêté.

Il avait des points orangés et noirs bien dessiné sur son dos
Ça c’était vraiment beau
On dirait qu’ils ont été fait avec de la peinture à l’eau
Et sur sa petite tête vers le haut.

Deux petites antennes qui ne cessaient de bouger
C’était drôle de voir ses pieds au pas cadencer
Sans jamais s’enfarger
Et ne jamais se piler sur les pieds.

J’ai pensé que j’avais découvert toute une maisonnée
De mille-pattes car il en a sorti d’autres, juste à côté
Un plus gros et des petits qui marchaient tous collés
On dirait qu’ils avaient tous les fesses serrées.

La petite famille que j’avais compté
Il en avait comme mes doigts, la même quantité
De mes deux mains que j’avais comparé
Ensuite la roche je l’avais rebaissé.

Pour ne pas trop longtemps les déranger
J’avais vraiment été impressionné
et je m’étais mit à penser
À juste essayer d’imaginer.

Rendu à la maison, à ma mère je lui avais conté
L’aventure que moi et Lucky
On avait fait ensemble après souper
Dans le petit sentier.

Plus tard quand je me suis couché
Dans ma tête à toujours penser
À des histoires pour m’amuser
Je voyais ces pattes partout marcher.

Je voyais leur maman, leur demander
D’ôter leurs souliers avant d’entrer
Et je pensais à tous ces souliers dans ma tête empilés.
Sur ça je me suis endormi collé sur Lucky.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.