La planteuse de semences.

Cette étudiante durant ses étés
Du matin au soir, à s’éreinter
Pour à la forêt redonner
Son titre de noblesse tant mérité.

Passionnée de la vie en son cœur
dans ses reins ces douleurs
C’était beaucoup de labeur
pour en témoigner, son corps toujours inondé de sueurs.

Ses yeux à l’ombre sous sa calotte
À ses pieds, la lourdeur de ses bottes
Les plans qui ceinturaient sa culotte
Elle était de nature plutôt forte.

Face au soleil à peine levé
Seule sur ce terrain accidenté
Des pas par milliers
Elle en faisait durant les journées.

La planteuse enfin à réaliser
Son rêve depuis si longtemps en elle encastré
Celui de transmettre à cette terre abusée
Les semences de la vie, en son sol, les greffer.

Un plan à la fois sans arrêt
Pour atteindre le sommet
Un détour sans regret
Pour ces habitants de la forêt.

À perte de vue, des terres à ensemencer
Au travers des bois et de branches entremêlées
À essayer de marcher et de travailler
Sans jamais se décourager.

La planteuse à la vie toujours sourire
En pensant à ce jardin de l’avenir
En se promettant un jour d’y revenir
Avec son enfant pour lui montrer ses souvenirs.

Fière d’avoir participé
À peindre ces tableaux avec des couleurs pastellées
Par le temps depuis longtemps de l’horizon effacées
Par ces monstres de fer de plus en plus mécanisés.

Dans le creux de ses entrailles
Sur ces lopins de terre, où que tu ailles
Il n’y aura plus de vide entre ces mailles
Grâce à son acharnement au travail.

Ces tiges de pins
Ces plans de sapins
Un jour même de loin
On les verra même du chemin.

Vers le bleu du ciel pointant
Comme pour au créateur demandant
Un répit dans le temps
Pour qu’elle puisse voir devant elle s’accomplissant.

Les forces de la nature
Dans toute sa verdure
Comme un rideau sur un mur
Se dresser devant elle au fur et à mesure.

Que dans la vie les plans vers le ciel qui s’élancent
Et de savoir que grâce à ses semences
Sur les terres à l’infiniment immense
Qu’a su faire la planteuse d’arbres avec amour et patience.

Grâce à son travail acharné
À la terre elle a su redonner
Son titre de terre- mère tant mérité
Qu’au début les premières nations lui avaient attribué.

Des jardins d’Éden à découvrir
Des lieux paradisiaques à découvrir
Ces beautés avec nous pour l’avenir
Sans jamais plus de nos cœurs s’en départir.

À cette planteuse de semences
Qui avait réalisé un rêve d’enfance
Pour nous montrer qu’avec le temps en patience
Obtenir dans son cœur une richesse en abondance.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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