Seul.

Seul assit sur le trottoir
On pouvait tous facilement le voir
Même si déjà tard il était le soir
À vivre sa vie et son passé comme dans un miroir.

Quand dans son petit gobelet de papier
J’avais mit du change de mes poches resté
Un sourire en retour comme pour me remercier
Mais dans l’âme de son regard, je lui avais demandé.

‘’Ce qu’il aimerait le plus au monde avoir ?’’
Il me répondit,  ‘’juste de quoi à me payer un café ce soir.’’
Et il m’avait souhaité ‘’la liberté d’avoir
Un cœur en paix pour près de lui un instant m’asseoir.’’

Pendant cinq minutes à le regarder, je pouvais sentir
La paix et la sérénité qui ne pouvait me mentir
Car chacun de ses rides, en aurait long à dire
Encore plus crevassées, ils étaient avec son sourire.

Ses cheveux au vent entremêlés
Comme si le noir contre le blanc en train de batailler
Et le gris comme arbitre pour les arrêter
Dans l’arène sous sa capine de la pluie pour les protéger.

Sa barbe pas si bien taillée
Mais fière quand même de la porter
Pour contre le froid d’automne se protéger
Ou à la chaleur garder ses lèvres encore gercées.

Calmement il m’avait dit ceci :

‘’la vie est courte mais les jours sont longs durant
Encore de ma jeunesse, d’antan
comme si hier en moi toujours vivait l’enfant
Dans les bois à courir contre le vent
Et les clôtures à les sauter avec l’énergie d’un adolescent.

Ma vie sur les mers à voguer
M’avait enseigné les étoiles pour m’orienter
Les tempêtes de face à les affronter
Car là, il y avait beaucoup moins de danger.

Que de voir ici les gens comme des zombis marcher
Du matin au soir sans jamais vraiment s’arrêter
À voir en eux leur espoir se gangrener
D’avoir perdu cette flamme maintes fois allumée.

La bêtise de l’argent avant même d’avoir pût y goûter
Pour un instant seulement sans vraiment en profiter
Avec mon cœur d’homme à les entendre pleurer
De ma vie c’est ce qui m’avait le plus chagriné.

Pour que leur vie de nouveau soit retrouvée
Par lui-même, il doit réapprendre à rêver
Pour qu’enfin le rêve un jour se réaliser
Mais la persévérance doit toujours l’accompagner.

Comme pour moi au port avec ma bouée pour me reposer
Et qu’en vous je vois l’étoile longuement contemplée
Car du naufrage sûrement vous m’avez sauvé
Tout simplement à cause de deux choses que vous m’avez donné.

Le temps que vous m’avez accordé
Pour patiemment, mon histoire l’avoir écouté
Et pour ses sous tantôt que charitablement vous m’avez donné
Un café à votre santé je prendrai,  pour mon corps au chaud le garder.

Le jour où je cesserai
D’un peu à l’étranger de demander
Sera celui quand à l’intérieur la paix de mon âme accordé
Pour mon voyage de retour à la maison tout simplement le continuer.’’

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

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