La pompe à essence.

Habillée de sa grande robe en métal rouge brûlée
Toujours debout sur un socle de ciment un peu usé
La pompe à essence du chantier
Était là immobile durant toute l’année.

Au garde à vous mais un peu croche
Elle avait l’air un peu moche
Avec son panneau devant attaché avec bout de broche
Par apparence on dirait que presque rien ne cloche.

Je n’étais qu’un tout petit garçon
Et à tous les soirs à l’unique station
Venaient en grand nombre, les bûcherons
Pour y remplir leurs deux gallons.

Mon père debout sur le perron
Portait une grande attention
Il écrivait chacun de leurs noms
Dans le grand livre de compte du patron.

Cette pompe comme de raison
N’offrait que de l’essence qu’avec du plomb
Pour les scies à chaînes et les camions
Et cela quelque soit la saison.

À tous les soirs après le souper
J’y allais pour les rencontrer
Je n’étais pas grand mais déjà respecté
En plus, tout le monde aimait aussi mon ami Lucky.

Quand ils prenaient la poignée avec leurs mains
C’était toujours pour faire le plein
Les chiffres sur la roulette rouspétaient le même refrain
Des tics et tacs jusqu’à la fermeture du magasin.

Un soir bien décidé, j’avais dit
Au monsieur avec les cheveux gris
‘’Laissez moi faire, à vous regarder j’ai appris’’
Il m’avait dit ‘’oui, mon p’tit gars, vas-y’’

Avec mes deux petites mains
J’avais pris la poignée pour faire mon premier plein
Et j’étais concentré pour le faire, très bien
Quand soudain…

Le gaz sur mon visage avait débordé
Ça me brûlait les yeux, j’avais du vite les fermer
Je ne savais pas comment l’arrêter
et l’essence sur moi continuait à m’arroser

Lucky très fort avait jappé
pour que le bûcheron entrain de parler
réagisse très vite à cette situation pour me sauver
Je peux vous dire que ses réflexes étaient bien aiguisés.

Car il m’enlevait la poignée très rapidement de la main
Et une chance que mon père était encore au magasin
pour encore faire malgré lui, le médecin
Avec sa crème magique, de moi, il avait prit grand soin.

Quand au soir venu, il m’avait mit au lit
J’avais pris le temps de lui dire merci
Et que grâce à lui
J’étais capable de voir qu’il m’avait sourit.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

2 réflexions sur « La pompe à essence. »

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