Les oiseaux de mon jardin

À tous les matins
Pendant que le soleil posait un rayon sur ma main
J’entendais ces beaux refrains
Venant de ce grand jardin.

C’étaient des oiseaux divins
Ça j’en étais certain
Car à tous les matins
Ils venaient me dire bonjour à moi le petit gamin.

Entre eux, ils s’échangeaient des  » comment ça va ? »
En ouvrant leurs ailes grandes comme ça
Parfois, juste pour moi, ils faisaient des danses avec des pas
Comme l’autre jour sur une branche, il en avait un qui avait la tête par en bas.

Il en avait même un plus grand qui chantait l’amour
En montrant son plumage arc-en-ciel pour lui faire la cour
En plus de tourner tout autour
De celle qui deviendrait un jour sa dulcinée pour toujours.

C’était comme une palette de différentes couleurs
Qui donnait à mon jardin toute cette splendeur
Qui me comblait de bonheur
Et me faisant oublié mes erreurs.

Tous les matins c’était ça mon réveil
Et il n’y avait pas une journée que c’était pareil.
Ces chants si doux à mes oreilles
Même ceux de madame corneille.

Ils venaient ici partager leur bonheur
Et cela quelque soit l’heure
À la fenêtre, moi le petit rêveur
À voir et écouter ces maîtres chanteurs.

Pour eux le temps ne comptait pas
Mais l’important pour eux ici-bas
C’était de me voir sourire, comme ça
Car pour eux ce qui comptait, c’était le résultat.

Quand je fermais mes yeux pour les écouter
Je croyais qu’ils parlaient à mon âme en moi isolé
Et je pense qu’il aimait ces mélodies si bien évoqué
Car j’avais remarqué.

Que sur mon corps d’enfant
Explosaient des frissons de ma peau sortant
Qui enveloppaient aussi mon cœur d’enfant
Et cela même si j’avais déjà soixante ans.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Dessin © Copyright 2016 Jay-pyrogravure, tous droits réservés.

Le départ d’un enfant.

Quand dans la vie, seule la souffrance te suit
Que ton esprit, lui déjà parti
Que la douleur de ton corps dans ce lit
N’attend que la drogue lui soit admit.

Quand la lueur déjà éteinte dans tes yeux
Me semble être dans d’autres lieux
Que puis-je faire d’autres à part que de demander à Dieu
De libérer ton âme pour aller le rejoindre aux cieux.

Ce que je vis ici en dedans comme père
Impuissant je dois seulement laisser faire
Tout en espérant que notre Père
A au moins entendu mes prières.

À tes cotés pour te voir souffrir
En attendant ta libération venir
Pendant qu’en moi repasse tous ces souvenirs
Sans pleurer, cela serait vous mentir.

Ce mal que j’ai ici en dedans
Face à la maladie, je suis impuissant
Te regarder partir lentement
C’est tout ce que je peux faire en attendant.

Ton heure bientôt va sonner
J’espère que tu sauras me pardonner
De l’impuissance que je t’ai montré
De ne pouvoir à mes côtés, te garder.

Tu peux partir en paix
Et quand là-haut, tu verras maman, svp
Dis lui, qu’elle aussi, je l’aimais
Et qu’à vous deux, je penserai à tout jamais.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

L’artiste qui avait tant donné.

Tout avait commencé
Quand durant sa jeunesse déjà trouvé
Vers quoi son cœur déjà attiré
Cet art avec amour, le modeler.

Des journées à pratiquer
Ses cordes vocales à les faire vibrer
Aux différents sons, les accorder
La fatigue dans son corps souvent installée.

Durant toutes ses soirées
Sur son quarante toujours bien présenté
Devant des gens aux tables accoudés
Ou pour simplement venus pour s’amuser.

Combien d’âmes au cours de ses années
Des personnes pour seules laissées
Ou par d’autres de la vie désemparées
Par après repartir sur un  bon pied.

D’autres démoralisées
Car les fins de mois trop vite arrivées
Quelques mots avaient su les rassurer
Pour en main se prendre et continuer.

Combien de chagrin dans vos cœurs guéris
Avec sa voix qui vous avait attendri
Sans en retour demandé un merci
Sans le regarder souvent vous étiez déjà partis.

Il avait tout consacré
Même du temps emprunté sur sa santé
Pour un peu du quotidien, vous évadez
Devant vous à cent pour cent à se donner.

Avec son âge au fil du temps avancé
Les pas ne sont plus autant cadencés
Comme quand il avait débuté
Car en vieillissant, le temps l’avait un peu usé.

Il avait tout donné pour son art adoré
Jusqu’au jour ou il avait été obligé d’abandonner
Car la sensibilité de son âme en lui installée
Quand un jour les larmes de son corps déversées.

Se retrouver seul et isolé
À cause des promesses brisées
Se sentir un peu comme méprisé
Par ces personnes sur qui, ils avaient compté.

Les dernières notes de son solfège à présenter
Seront dorénavant consacrées
Au cœur de sa famille bien aimée
Jamais, il ne sera seul pour pleurer.

Dans les bras de la vie souvent abusée
Devant vous à chanter
Afin de vous libérer
De vos misères au quotidien rencontrées.

La dernière présentation à donner
Viendra de nous pour lui montrer
Cette reconnaissance comme seule trophée
Car il l’avait sincèrement mérité.

Devant lui nos verres, les lever
Pour qu’une fois de tout cœur le remercier
Cet artiste qui avait tout partagé
Que son nom au palmarès à tout jamais soit gravé.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Le jardinier de son âme.

Dans le corps de femme que tu es
Ou dans le cœur de l’enfant que tu étais
Ton père toujours près de toi, il est
Pour te rappeler que l’endroit, où il est
De t’oublier, ça jamais.

En ce jour du mois de novembre déjà arrivé
À toujours te rappeler
De son regard plein de bonté
La chaleur de son accueil dans son sourire enchanté
Quand dans ces bras, avec amour, il t’avait étrenné.

Je comprends la peine qui couvre ton cœur
Qui dure et perdure en toi, des heures et des heures
En souvenir, seul avec tes pleurs
Comme une blessure, en toi, qui jamais ne meurt
de ses petits moments remplis de bonheurs.

C’était le jardinier de ta vie
Qui avait cultivé dans une rangée choisie
De l’amour pour toi à donner à l’infini
Qui savait qu’un, tu partagerais à tes enfants et amis
Qui avec toi, à tes côtés, seront toujours unis.

À continuer, ta formation en jardinage
Toujours avec amour comme à son image
Comment l’entretenir et en faire un beau partage
La terre parfois,  il faut la drainer avant l’orage
Pour ne pas noyer ses beaux potages.

Dans son enseignement, qu’il t’a aussi partagé
Rappelles toi, des récoltes à l’automne arrivé
Avec tendresse, les ramasser, sans les briser
Les nettoyer et surtout de ne jamais oublier
De bien les laver avant des les déguster.

Dans le semestre vers la fin de l’année
Il t’avait aussi montré comment les conserver
De beaux et doux souvenirs de son sourire en pots
Les conserver pour un jour encore te rappeler
Le goût pour toi  et aussi aux autres, d’en donner.

La dernière leçon avant de terminer
Il t’avait aussi enseigné à toujours partager
Afin que son nom ne soit jamais oublié
De redonner des pots de ton jardin si bien cultivé
À tous ceux, qui près de toi affamés, voudraient y goûter.

Un bel exemple, que tu as toujours été
Depuis l’apprentissage de ta vie, tu su partager
Autour de toi,  tout ce qu’il t’avait enseigné
Sur l’art du jardinage au partage comme il te l’avait montré
Toujours dans ton cœur, son image sera incrustée.

Il est loin de tes yeux mais vivant, tu peux encore l’imaginer
Mais jamais aussi près, il n’a jamais été
Car son esprit en ton creux, y vivra encore pour des années
Mais avant de partir, son tablier de jardinier
Il te l’a remit car c’était ton diplôme mérité.

Il est juste parti réserver
Su la terre d’Éden un endroit pour un jour y cultiver
Avec sa fille Jocelyne tant aimé
En qui il a donné toute sa confiance
Et en héritage de son papa,  elle reçue, un cœur immense.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Mon jardin sur la montagne

C’était à partir de mes pensées
Que mon jardin je l’avais imaginé
Et depuis j’y ai beaucoup travaillé
Il sera sur une montagne c’était décidé
Pour être encore plus près de celui qui m’avait créé.

Où je serai isolé
Pour l’éternité
Je pourrai enfin tout là-haut me reposer
Dans ce beau jardin de miel aromatisé
Enfin mon âme pourra s’élever.

La vie est un long parcours
Contre marée certains jours
Mais je sais qu’un jour
Ça sera à mon tour
D’y aller pour un long séjour.

Mon chemin déjà parcouru
M’avait parfois paru
Comme un orage au loin aperçu
Quand sur moi l’averse tombait dru
D’endurer jusqu’au jour, que je n’en pouvais plus.

Jamais je ne pourrai oublier
Durant toutes ces années passées
Les amours rencontrés
En différents carrefours entrecroisés
Quand  mon cœur souvent, s’y était frotté.

À toutes les personnes qui durant mon court séjour
À mes côtés durant mes difficiles parcours
Dans mon jardin enveloppé de fleurs tout autour
Pourra en tout temps y venir pour
Aussi s’y reposer, quand arrivera leurs tours.

Pour mes amis fidèles, un oasis de paix
Dans mon jardin dont depuis longtemps, je rêvais
Pourront y célébrer à tout jamais
Des vêtements fabriqués avec du respect
que toujours pour vous j’avais.

L’antenne qui avait éclairé
Mon chemin si souvent accidenté
Par les intempéries de ma vie pas mal agitée
À son poste, fidèle, elle a toujours été
Même pendant les orages quand j’étais trempé.

Dans les moments de douleur
Qui parfois envahissaient mon cœur
Souvent à cause de différents facteurs
Seul et isolé durant ces malheurs
Un jour mon désarroi, crié à mon créateur.

Et depuis la paix et la sérénité
Mon âme en a été infiltrée
Pendant ce jour à nocer
Ce pardon enfin accordé
Car depuis, jamais seul, je ne serai.

De la bonté, d’en avoir trop donné
Profiter, sans jamais vraiment en parler
D’aider, sans jamais en retour demander
D’adopter, car mon cœur me l’avait dicté
Souvent en moi blessé, depuis, je vous ai tous pardonné.

Enfin sorti de ces états d’âmes temporaires
Mais pour le chemin qui me restera à faire
Avec mon nouvel armure qui couvre mon caractère
De les affronter j’aurai la force nécessaire
Pour ne plus jamais revivre ces calvaires.

Ce jardin en moi tant imaginé
Un jour de m’y reposer
Ça sera mérité
Car à personne je n’ai rien à prouver
Mon chemin seul face au vent, je vais le continuer.

Tout est unique dans mon jardin
Que ça soit, les arômes miellés de l’air du matin
Ou l’arc en ciel en guise de clôture au loin
Ou toi mon ami, unique, ça c’est certain.
Et vous mes enfants, vous aurez tous, chacun votre lopin.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

La planteuse de semences.

Cette étudiante durant ses étés
Du matin au soir, à s’éreinter
Pour à la forêt redonner
Son titre de noblesse tant mérité.

Passionnée de la vie en son cœur
dans ses reins ces douleurs
C’était beaucoup de labeur
pour en témoigner, son corps toujours inondé de sueurs.

Ses yeux à l’ombre sous sa calotte
À ses pieds, la lourdeur de ses bottes
Les plans qui ceinturaient sa culotte
Elle était de nature plutôt forte.

Face au soleil à peine levé
Seule sur ce terrain accidenté
Des pas par milliers
Elle en faisait durant les journées.

La planteuse enfin à réaliser
Son rêve depuis si longtemps en elle encastré
Celui de transmettre à cette terre abusée
Les semences de la vie, en son sol, les greffer.

Un plan à la fois sans arrêt
Pour atteindre le sommet
Un détour sans regret
Pour ces habitants de la forêt.

À perte de vue, des terres à ensemencer
Au travers des bois et de branches entremêlées
À essayer de marcher et de travailler
Sans jamais se décourager.

La planteuse à la vie toujours sourire
En pensant à ce jardin de l’avenir
En se promettant un jour d’y revenir
Avec son enfant pour lui montrer ses souvenirs.

Fière d’avoir participé
À peindre ces tableaux avec des couleurs pastellées
Par le temps depuis longtemps de l’horizon effacées
Par ces monstres de fer de plus en plus mécanisés.

Dans le creux de ses entrailles
Sur ces lopins de terre, où que tu ailles
Il n’y aura plus de vide entre ces mailles
Grâce à son acharnement au travail.

Ces tiges de pins
Ces plans de sapins
Un jour même de loin
On les verra même du chemin.

Vers le bleu du ciel pointant
Comme pour au créateur demandant
Un répit dans le temps
Pour qu’elle puisse voir devant elle s’accomplissant.

Les forces de la nature
Dans toute sa verdure
Comme un rideau sur un mur
Se dresser devant elle au fur et à mesure.

Que dans la vie les plans vers le ciel qui s’élancent
Et de savoir que grâce à ses semences
Sur les terres à l’infiniment immense
Qu’a su faire la planteuse d’arbres avec amour et patience.

Grâce à son travail acharné
À la terre elle a su redonner
Son titre de terre- mère tant mérité
Qu’au début les premières nations lui avaient attribué.

Des jardins d’Éden à découvrir
Des lieux paradisiaques à découvrir
Ces beautés avec nous pour l’avenir
Sans jamais plus de nos cœurs s’en départir.

À cette planteuse de semences
Qui avait réalisé un rêve d’enfance
Pour nous montrer qu’avec le temps en patience
Obtenir dans son cœur une richesse en abondance.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Vous êtes ma Fierté

Une pause dans ma vie
En ce bel après-midi
Une douce pensée à tous ces petits
Que dans mes bras un jour j’avais pris.

À mes héritiers
En pensant
Que mon sang
Dans leurs corps toujours présent.

À bien y penser
Ce que la vie m’a donné
À moi le père et grand-père, Renay
Était, est et sera toujours ma plus grande fierté.

Pas trop difficile d’y réfléchir
Ça vient de mon cœur à vrai dire
Juste le temps de fermer mes yeux pour vous décrire
Que déjà, je manque de mots pour vous écrire.

Le sentiment que je ressens
Ici en dedans
C’est vraiment émouvant
Quand je pense à mes enfants.

Ceux qui ont le sang de mon sang

Kevin, Brian et Catherine

Et celles qui dans ma vie
J’avais aussi choisi

Mélissa, Myriam et Mireille.

Sans cesse, à mon créateur je remercie
Car je suis un homme, par la vie béni
C’est du pur bonheur à l’infini
Qui m’a entièrement envahit.

D’avoir mit aussi sur mon chemin
Ces petits enfants qui un jour ont pris ma main
Pour qu’aujourd’hui et demain
Que leurs prénoms soient pour moi, le plus beau des refrains.

Ces petits-enfants dont
Voici leurs prénoms

Maya, Nasim, Amina, Ka Mitunisit, Frédérique, Zack, Camille, Loan, Brayden, Jason, Elena-Rose et Kurt-Julian

Dérivé du plus grand mystère, celui de la création
Mais pour moi du ciel, de vraies bénédictions.

Pour le restant de ma vie
Dans le plus profond de moi, juste en dedans ici
Sur mon cœur, pour l’éternité leurs prénoms tous inscrit.
Prenant mon âme en témoin, simplement je vous dis.

Merci

De : Papa ou grand-papa ou papalo

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.