Enfin les vacances.

Au dernier jour de la session
De joie, nous sautions
Car enfin en congé pour une saison
Et dans ma tête des dizaines de plans d’évasions.

Je peux à l’avance pré-visionner
Ce que j’aimerais faire durant l’été
En voyage pour visiter
Une région d’ici éloignée.

Ou tout simplement le temps
De le regarder passé lentement
Pour lui faire faire des étirements
Afin de profiter au max du présent.

Les deux pieds vers la plage pointés
Pendant que dans le ciel de nuages parsemés
À essayer de nous faire deviner
Ce que le vent s’amusait à créer.

Réunis autour d’un feu
Entre amis quoi de mieux
Le plus important s’étaient d’être heureux
Sans croire qu’un jour, on deviendra vieux.

Quand tu es petit
Au ralenti te sembles la vie
Sans jamais de soucis
On dirait que toujours, elle te sourit.

À la belle étoile avant de s’endormir
Entre amis parler pour ne rien dire
Ou sur quoi un jour on allait devenir
Car on n’avait pas encore fini de grandir.

Les étoiles dans les cieux sans arrêt
De scintiller, ne cessaient
Où derrière les nuages, certaines se cachaient
Ou d’autres filantes rapidement, passaient.

Au matin, comme sur une mousse de rosée
La lumière de l’aurore pour me réchauffer
Le temps au ralenti à admirer
Le soleil à l’horizon comme un ballon se gonfler.

Des mélodies près de moi, je les entendais
Venant de l’orée, je le savais
Ces symphonies métissées enjouaient
Mes tympans aux creux qui frémissaient.

L’air pur dans mes poumons s’infiltrait
Mes yeux qui lentement s’ouvraient
Sur cette nature qui m’entourait
Pour me rappeler qu’en vacance encore j’étais.

Que de doux souvenirs
De ma tête à ne jamais partir
Contre moi pour toujours se blottir
Encore y penser cela me fait sourire.

Ces interminables journées
De la vie à abuser
Du vent et du soleil
Pour un peu ma peau la brûler.

Mon rôle de vacancier
Lentement se mourrait, quand sur la table, déposée
Le catalogue Eaton que ma mère venait d’aller chercher
C’était comme si la récréation était terminée.

Page par page à le feuilleter
Des images pour ses yeux à déguster
À s’imaginer
Son garçon, pour à l’école faire son entré.

Des sacrifices pour nous vêtir
Quand de la maison on devait partir
Pour au collège me faire instruire
En espérant pour moi un bel avenir.

Les vacances terminées
L’automne à nos portes presqu’arrivé
Des projets durant les vacances jamais terminés
Mais toujours à se rappeler.

De ces doux moments
À déguster très lentement
De la vie au temps présent
C’est ce qui compte le plus pour un enfant.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Chez nous tu pourras redessiner

De la journée où tes rêves t’avaient laissé
quand la guerre sur ta tête était tombé
quand le ciel bleu devenu gris et ombragé
et que tes parents pour un long voyage déjà partis malgré
que la guerre elle avait continué sans répit de tuer.

Au travers des pleurs que tu entendais
des enfants qui criaient « maman »
que même les oiseaux n’avaient plus de chants
pour les réconforter un petit instant
malgré ta vie en danger, tu avais prit le temps.

De la prendre par la main la petite aux pieds nues
elle t’avait accompagné au travers de ces corps dans la rue.
Seul l’adrénaline disait à ton corps, « n’arrête pas continu. »
Ta foi t’avait gardé debout même quand tu n’en pouvais plus
dans tes bras, tu avais porté ce petit corps fragile et dès lors tu avais su.

Que pour la vie, une amie tu auras
que dans tes pas, un jour elle marchera
et te suivra partout où tu iras
mais là au camp un peu comme des rats
mon pays, ma patrie vous a ouvert ses bras.

Tes rêves oubliés vont enfin ressusciter
une nouvelle vie pour toi et cet ange que tu as sauvé
que plus rien au monde ne pourra séparer
car dans le cœur des gens de mon pays vous serez aimés
et que chez nous tu pourras, tout redessiner.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Curriculum de la vie de Dyan.

À la vie sans demander
Sur son seuil, j’avais été déposé
Sans orgueil, elle m’avait bercé
Près de l’âtre de son cœur déchiré
Son sourire en moi imprégné.

Ma vie avait déménagé
Dans un château pour y être emprisonnée
Où mon satanique geôlier
Durant des années
Dans la chambre à me torturer.

Jour après jour
Pour en faire des années
À briser mon corps déjà fragilisé
Que même mon âme voulait s’évader
Car la douleur trop lourde à supporter.

Une décennie de douleurs en moi incrustées
Mais la vie m’avait déjà préparé
À ne jamais abandonner.
Seule avec mon esprit un peu  »fucké »
À chercher un oasis pour un instant m’y reposer.

Eureka, j’avais enfin trouvé
L’homme pour me réconforter
Dans ses bras je m’étais abandonnée
Et en moi avait germé
Les plus belles fleurs que la vie pouvait m’apporter.

Après deux années, encore abandonnée
Mes manches j’avais dû les relever
Avec mes mains un peu ridées
L’artiste en moi s’était mise à créer
Trop affairée sans jamais m’arrêter.

Le besoin de suppléments pour continuer
Mes rêves qu’enfin je pouvais réaliser
À trop vouloir prouver
Ma santé je l’avais ruiné
Que même mon foi voulait s’éclater.

La vie en résumé
M’avait enseigné
De la vivre en beauté
Par le nez, de respirer
Avec vous mes amis la partager.

Même si ma vie parfois mal-aimée
Si souvent attristée
J’avais envie de la crier
Mais je vais plutôt vous la chanter
En grattant ma guitare un peu décolorée.

Encore difficile pour moi de ne pas la pleurer
Sans quelques fois, encore y penser
Mais fière qu’en moi la force de puiser
Les mots pour vous remercier
De votre sincère amitié.

Un jour à l’orée de mon paradis imaginé
Enfin je pourrais m’y reposer
Bien sur que vous serez tous mes invités
Car ma vie vous l’avez parfumé
Sans rien en retour me demander.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

L’adolescence

L’adolescence c’est de l’adrénaline à l’état pure
C’est l’ère ou ne compte pas le futur
Pas encore assez mure
Car souvent elle a une tête dure.

Tout est nouveau
Pour un ado
Des fois, il va tomber sur le dos
Mais ça ne fait pas mal, sauf à son égo.

Toujours prêt pour de front attaqué
Celui qui ne veut pas l’écouter
Un jour il va s’effondrer
Devant des sentiments, jamais encore rencontrés.

Lui qui rêvait de l’amour à l’infini
Quand pour la première celui-ci
Dans son cœur atterrit
Sans trop d’avance avertit.

Des conséquences qui sournoisement
Te surprends quand tu es un adolescent
Après tant de leçons apprissent étant enfant
Te voilà maintenant entre deux en attendant.

Quand tu arrives dans la cours des grands
Pendant qu’en toi se mélange les ingrédients
Qui feront de toi un jour un gagnant
Mais en attendant…

Encore à apprendre, tu devras
Dans les ornières de la vie à avancer pas à pas
Et oui parfois tu tomberas
Mais un jour la vie t’appartiendra.

Chaque crise sera pour toi
Comme une fin d’un monde en soi
Car personne ni même une fois
T’avais expliqué la vie et toutes ses lois.

Tu es prêt à mourir
Pour une peine d’amour qui te fait souffrir
Dans tes entrailles le mal entrain de s’établir
Dans toi, aucune pensée pour l’avenir.

Mais voilà, ton meilleur ami le temps
Dans tes bras, il t’entend
Pleurer comme un enfant
Qui ne comprend pas pour l’instant.

Présent à tes côtés, il sera
Écoute-le quand il te parlera
Ouvre ton cœur quand il te montrera
La vie qui un jour à ta porte sonnera.

Elle te montrera que sur ton chemin à parcourir
Des choix tu auras à choisir
Ce que toi, tu veux devenir
Rester adolescent ou continuer à grandir.

Souvent perdu, tu te trouveras
Mais n’oublie jamais, seul tu ne seras
Que même au bout du monde, mon gars
Ton père toujours ses bras, il les ouvrira.

Pour t’accueillir en cas de pépins
Quand tu vivras, des jours incertains
Sur ton épaule il posera sa main
Pour que ton cœur prenne le rythme du matin.

Car après un repos
Tu ne repartiras pas à zéro
Car même si encore, tu es un ado
Moi ton père je te dis bravo.

De la vie tu dois en profiter
Au max mais sans trop en abuser
Car elle en a encore beaucoup, à te montrer
Et avec ton ami le temps, tu seras en apprécier.

Quand un jour âgé, tu seras
Des souvenirs, tu en auras
Mais n’oublie jamais mon gars
Que ton père a aussi déjà passé par-là.

RenayRose

© Copyright 2016. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Coxybelle

J’espère qu’un instant de ta vie, tu prendras
Et entendre la voix de mon cœur quand tu me liras
Afin que tu puisses voir la peine que je porte dans mes bras
Depuis trop longtemps déjà.

Je me souviens encore de tes respires
Et encore plus de tes sourires
Quand surtout tu semblais me dire
Maman, je t’admire.

La fleur en toi dans la vie que j’avais vu fleurir
Au fil du temps pour devenir
Ce qu’une mère le plus au monde désire
Sans compter tout donner pour son avenir.

Ton indépendance acquise
Comme sur un iceberg qui se détache de la banquise
Souvent à ta tête à faire à ta guise
Jusqu’au jour quand tu passais le seuil avec tes valises.

En moi le temps maussade installé
J’aurais aimé que tu sois mon ombre pour près de moi rester
Une erreur plus tard constatée
En voulant trop te surprotéger.

Dans ta vie souvent sans invitation
À ne pas porter attention
Car je pensais que j’avais raison
Mais j’avais tort, disons.

Et malgré,
Un jour comme une bouée
Tu m’avais fait un cadeau, la vie tu m’avais redonné
Et après encore plus comme une sangsue à toi me coller.

Je te demande pardon
Pour dans ta vie ses intrusions
C’était que je ne comprenais pas les raisons
Qui me faisaient agir de cette façon.

Peut-être à cause de mon passé
Que je n’avais jamais pansé
Dans mon cœur d’enfant blessé
Involontairement ta vie à l’empoisonner.

Maintenant, enfin je comprends
Ce qu’en toi tu ressens
Quand tu veux parfois foutre le camp
Pour de moi te reposer un bon moment.

Devant moi, ca n’est plus une petite à protéger
Mais une princesse à admirer
Dans la vie capable de volonté
Sans sa mère toujours à ses côtés.

Dès maintenant, dans la vie tu pourras
Faire tout ce qui te plaira
Et au travers ton chemin je ne me mettrai pas
Aussi en passant, j’aimerais ajouter cela…

Moi aussi parfois avoir l’indépendance
Et quelques soient les circonstances
Ensemble étranglons l’arrogance
Donnons-nous une autre chance.

De la vie toutes les deux à s’apprivoiser
À réapprendre à se respecter
Pour davantage s’apprécier
Mais sans jamais cesser de s’aimer.

De nos vies, ne point se mêler
Faire attention pour ne pas nous entremêler
Car je suis souvent fatiguée
Trop souvent négativement à y penser.

Je suis si fière de toi, Coxybelle
Pour moi tu seras toujours la plus belle
De mes toiles avec mon sang sans pastelle
Comme une étoile à étinceler dans le ciel.

Je m’ennuie, de te prendre dans mes bras
De te bercer comme déjà
Et entendre ton cœur de nouveau qui bat
Audrey, mène ta vie comme ton cœur te le dictera.

Je veux encore être ta confidente
Et jamais plus entre nous de mésententes
Toutes les deux on fera ce qui nous tente
Pour la vie nous serons toujours de joies resplendissantes.

À l’avance merci de prendre le temps
Pour avoir lu ce cri du cœur de maman
Que seule la fille de mon sang
Que très fort j’embrasse, en espérant.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Audrey, mon archange.

De me rappeler encore de ce jour
Quand sans détour
À ma vie tu as porté secours
C’est ca de l’Amour.

Une bouée de sauvetage
Tu as été lors de mon naufrage
Te remercier pour ton courage
En te rendant cet hommage.

Il n’y a pas assez de mots
Pour décrire de la vie ce cadeau
Pour de mon corps m’alléger de ce fardeau
Qui envahissait tout mon être de ses maux.

Sans te demander
Volontaire tu t’es porté
La moelle de ton corps arraché
Pour en moi l’enraciner.

Tu as vu mon corps dépérir
Tu m’as entendu souffrir
Mais tu as su m’attendrir
Au risque de ta vie à m’offrir.

Ses mots soudés à la paroi de mon cœur
Enfin ils sont libérés remplacé par ce porte bonheur
En moi déposé tout en douceur
Le germe de cette unique fleur.

La peur de perdre la vie
Sans t’avoir dit de mon âme merci
De cette maladie
De m’en avoir guéri.

Audrey, enfant de ma vie
Une pause durant cette éclaircie
Pour te dire, qu’elle m’aurait tué cette leucémie
Mais encore je ne sais pas comment te dire merci.

J’aimerais pour toujours te garder dans mes bras
Mais je sais que je ne peux pas
Car tu as ta vie à toi ici-bas
Mais sois sans crainte, tout ira.

Tu es plus qu’une princesse à ce que je vois
Tu es toi en moi
Et en moi je te sens, toi
C’est comme avoir la foi.

On ne peut voir
Mais on doit y croire
C’est comme l’amour de cette histoire
Imprégner pour l’éternité en nos mémoires.

De nouveau je contemple le ciel
Et je peux voir l’arc-en-ciel
Refléter sous ton aile
Car pour moi tu es comme un archange éternel.

Je ne sais toujours pas comment te remercier
J’aimerais encore dans mes bras te bercer
Et à ton oreille simplement te chuchoter
Combien je t’aime, Audrey.

Laisse-moi, tes cheveux les caresser
Un instant pour encore me rappeler
Devant un miroir pour un moment arrêté
La rescapée et celle qui l’a de la mort sauvé.

Ça sera toujours pour moi un honneur
Même pour l’instant d’une seule heure
À l’avance  on sait qu’en nos cœurs
Ça ne sera que pour toujours que du bonheur.

Merci, Audrey.
 
RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.

Sophie, la Princesse du laboratoire.

Avant que le passé ne croise le futur
Il y’a le temps présent, ca c’est sur
de sa vie de passer par-dessus les murs
D’encaisser des difficultés sans aucun murmure.

Même si déjà commencé le compte à rebours
Sa vie à foncer même dans les détours
Sans un instant penser qu’en ce jour
tomberait sur ses frêles épaules un poids si lourd.

Partie de chez elle, séparé de ses liens
Dans un grand hôpital pour rencontrer son destin
Le spécialiste lui a prit ses deux mains
Pour lui annoncer le mauvais sort infiltré en elle ce matin.

Il lui a doucement parlé
De ses résultats d’examens en laboratoire effectués
Que dans son sang gangrené
Par la leucémie dans ses artères déjà installée.

Analyses d’échantillons
Doivent être faites avec grande précaution
Une petite voix en elle, lui disait de tenir bon
Esseulée mais loin de l’abandon.

Sur sa vie à se questionner
Du pourquoi, cela lui était arrivé
à ses 41 printemps dans sa vie à germer
L’espérance pour toujours l’accompagner.

Examens par-dessus examens
Prises de sang aujourd’hui et encore demain
À penser à ses rêves sans lendemain
Mais une lueur jaillit sur son chemin.

Seule une greffe de la moelle osseuse
Pourrait de nouveau la rendre heureuse
Même la banque mondiale de donneurs était infructueuse
Dans ses recherches pour sauver la malheureuse.

Dans sa vie malgré toute, persévérante
Dans son intérieure toujours croyante
Malgré en elle la peur de la mort qui la hante
De plus en plus ca devenait une situation urgente.

Du jour au lendemain sans raison
D’esthéticienne de son salon
À princesse de laboratoire, aucune comparaison
La maladie s’était invité en elle sans sa permission.

Les cellules sur la terre entière à chercher
Sans jamais trouver
Au mur de pierres endossé
Seule, elle s’était mise à pleurer.

Les prières de tous et toutes
Ont traversé l’espace pour vers Dieu à son écoute
donnera à cette fleur l’espérance en la vie sans aucun doute
En plaçant Audrey, le gêne de souche sur sa route.

De son corps de ses 23 années, libéré
Ces cellules pour sa mère tant aimé
Pour un jour de la maladie la ressusciter
La princesse du laboratoire dans sa maison pour s’y reposer.

Maintenant auprès des siens biens entourés
Dans les grands jardins encore à cultiver
Ces fleurs de l’amour en grande quantité
Pour à l’infini sa fille et ses proches les remercier.

De nouveau vers le ciel à regarder
Ces aurores pour toujours à les voir danser
Qu’en la vie il faut toujours espérer
Même dans la maladie malgré.

Pourquoi au loin chercher
La solution à tes maux pour remédier
N’oublie jamais un peu à lui de penser
Pour entre ses bonnes grâces à tout jamais rester.

RenayRose

© Copyright 2017. Renay Brousseau, tous droits réservés.